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L’illusion de la nature

Kirakabu Koushin (Régénération sur souche)

La régénération sur une souche est un processus naturel unique  qui se produit grâce aux mousses présentes sur l’écorce. Les graines dispersées des cèdres germent sur des souches et finissent par pousser dessus.

Comme la régénération sur un arbre mort, ce phénomène unique et reconnu se produit lorsque le climat est soumis à de fortes précipitations et que l’humidité est permanente.

Le cèdre régénéré sur la souche est appelé « Cèdre de deuxième génération ».

De temps en temps vous pouvez observer un cèdre de troisième génération qui a lui-même grandit sur le cèdre de deuxième génération.

La vie ainsi prend racine  et nous montre sa force, force inspiratrice qui avec le temps  nous donne à voir des formes extraordinaires.

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Les premiers rayons de soleil sont enfin arrivés et la décrue a dévoilé les paysages engloutis par les eaux durant la saison hivernale. Façonnés depuis des centaines d’années, ces blocs de granit, qui ici , à Fouques, marquent  l’extrémité Sud-Est du massif armoricain, sont devenus les derniers soutiens pour les arbres qui ont réussi à s’adapter.

Avant que la végétation ne se développeavec les beaux jours, nous découvrons un monde fait de minéral et de tissu végétal.

 

Balayées par un courant parfois violent, ces racines ont dû rechercher la terre plus en profondeur. À cet instant nous en  découvrons de véritables réseaux dont nous pouvons imaginer les prolongements sous les eaux.

 

Lierres, fougères et mousses semblent avoir survécu à une longue immersion, au froid et au courant; instantanément ces plantes reprennent vie.

Cette zone était entièrement sous les eaux  3 semaines auparavant.

Certains endroits sur terre sont  empreints d’un tel profond mystère que la nature, dans son immensité magique et sauvage , nous impose sa beauté. Continuons notre promenade  sur l’ile de Yakushima, à la rencontre des vieux Sugis, quittons quelque peu le sentier qui longe la rivière et égarons-nous dans cette forêt légendaire.

Lorsque nous  décidons de sortir du sentier, il nous faut avant toute chose  bien regarder où nous posons nos pas pour ensuite nous mettre à l’écoute du sous bois  . 

 

En effet, entre le suintement de l’eau sur les mousses, le bruissement du vent  dans les feuillages, la présence  des animaux ou les craquements de nos pas sur les branches de bois mort, nous constatons l’absence du silence. Il est difficile de retranscrire ici l’atmosphère de calme, de mystère et de paix qui règne sur cette forêt.

Comme notre regard est orienté par la passion que nous nourrissons  pour les paysages aquatiques, la moindre mousse, la  racine la plus noueuse, la plante la plus frêle vont retenir toute notre attention.

Il faut veiller à pas se laisser surprendre par la tombée du jour dans cette forêt déjà si mystérieuse et obscure.

 

Ici, espace et temps semblent suspendus.

Lorsque l’on regarde de plus près, la nature peut nous sembler familière.

Si,avec ses sugis millénaires, la végétation est particulière à Yakushima, les similitudes avec certaines forêts bretonnes, avec leurs blocs de granit , leurs fougères, leurs chênes et leurs châtaigniers, sont incontestables.

Alors en levant nos regards, c’est un monde extraordinaire qui se dévoile à nous. Les arbres prennent des formes qui laissent libre cours à notre imagination. Comme un enfant contemplant les formes étranges et changeantes des nuages, nous découvrons ici, avec des yeux d’aquariophile, une source inépuisable d’inspiration pour des compositions d’aquariums à venir.

 

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Comme promis, nous parcourons ensemble les archives photographiques réalisées lors de notre périple sur l’ile de Yakushima à l’automne dernier. Dire que cette forêt extraordinaire pourrait être une source d’inspiration infinie pour nombre de paysages aquatiques semble assez raisonnable.

Suintante d’humidité telle une éponge,  cette île, entièrement préservée et  d’où seraient venus certains des premiers habitants du Japon il y a fort longtemps, a de fortes similitudes avec les jardins japonais tels que nous les connaissons.  

Nous pourrions facilement imaginer que les Kamis, esprits du shintoïsme présent en toute chose sont nés ici. La forêt où Jōmon Sugi, le plus vieux des cryptomères du Japon, aurait selon plusieurs sources de 5000 à 7200 ans,  a un âge assez estimable qui confère à cet endroit où la terre, le ciel, les animaux, les végétaux, les minéraux font un tout, une impression mystique.

Qu’est ce qui nous amène à parler de croyances ici? Y a-t-il un lien entre elles, nos aquariums et ce que nous recherchons à partager par le biais de notre rubrique L’illusion de la nature? Le Shintoïsme est une religion fondée sur le rapport à la nature. Nous n’irons pas jusqu’à faire un article sur ce sujet car ce n’est pas le propos de notre rubrique. Il nous suffit de comprendre que le respect de la nature et l’ordre naturel des choses sont à l’origine de cette religion si importante au Japon. Nous ne nous laisserons juste emporter par l’inspirations que cette forêt peut apporter à nos paysages aquatiques.

Forêt de la pénombre, où les mousses reflètent dans leur humidité les nuages, lieu qui par sa diversité végétale nous rappelle aussi qu’au coeur des forêts primaires et tropicales se cachent des plantes qui n’apparaissent que si l’on s’arrête un petit peu et que l’on prend le temps d’observer de plus près la nature.

 

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Nos pas sont silencieux, amortis par la souplesse du sol. La terre apparente est noireCette tourbière a demandé entre 1000 et 7000 ans pour devenir ce sol précieuxqui permet à 250 espèces de  végétaux caractéristiques des zones humides, dont 50 sont protégées, decontinuer à se développer. Ici l’homme à tracé certains canaux, contournant la nature sauvage et  posant les limites de ce jardin naturel. Ce marais fait prendre conscience de l’espace et de la fragilité de la vie.

La richesse de cette diversiténous fait prendre conscience de l’ordre établi ici, dans un système où chaque être et chaque comportement répond à une logique biologique. Cette découverte ouvre des portesà notre créativité de jardiniers aquatiques. Un dialogue peut s’instaurer, nous faisant renoncer à la mise en forme architecturale de nos aquariums au profit d’une intervention naturelle des plantes. Seules nos limites, nos chemins, nos dénivelés peuvent dès lors signifier notre intervention.

 

 

Les canaux, accessibles à pied où à cheval, permettent de découvrir un  lieu magique, libre et sauvage, un paysage heureux où l’homme semble ne pas s’interposer dans le rapport naturel des échanges entre les végétaux et les animaux.

A cet endroit des centaines d’oiseaux piaillent au dessus de nos têtesplus de cinquante quatre espèces sont présentent dans le marais. Véritable réserve sauvage et il est source de beaux moments de bonheur pour les photographes.

Les formes arrondies de la végétation nous plongent dans un rêve étrange, ce paysage qui parait si fragile, si sauvage, est un appel à la contemplation. 

Les cris des oiseaux nous faisant comprendre que ce lieu est leur domaine, nous décidons de ne pas nous enfoncer plus profondément dans le marais . Nous nous éloignons en longeant  les bords d’un des nombreux canaux.

La forêt de Shiratani unsui-kyō 白谷雲水峡  , qui veut dire littéralement  « gorge d’eau et de nuage  » est un des lieux qui a inspiré le réalisateur japonais Hayao Myasaki pour deux de ses films les plus connus au Japon : Princesse Mononoké , Nausicaä de la vallée du vent.

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Tout comme dans nos forêts bretonnes, on imagine dans cette forêt la présence d’esprits et de héros de légendes, celle d’animaux fantastiques, ou d’étranges créatures. Nous sommes entrés dans le monde merveilleux de l’imaginaire qui donne à cette endroit, un charme vraiment particulier. Nous pouvons retrouver cet atmosphère dans l’univers remplit de fantaisie et de poésie des films d’animation de Hayao Myasaki.

Nous ne pouvions pas nous priver d’une randonnée dans cette partie de l’île, re-baptisée la forêt de Princesse Mononoké. La traversée de ce lieu très célèbre au japon est assez bien desservie par des sentiers balisés, rythmés en fonction des capacités des promeneurs, permettant à ceux-ci de partir à la rencontre des plus vieux sugis. Ils peuvent aussi choisir de s’en écarter, en s’égarant un peu  sans tenir compte des balises. C’est ce que nous avions décidé de faire.

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A cet endroit, un nuage semblait être, de toute éternité accroché à la montagne; l’eau y suintait de tous côtés et une myriade de ruisseaux surgissait directement des mousses, comme d’une éponge toujours saturée.

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L’eau émaneait du sol et il nous  suffisait de fixer notre attention sur celui-ci, pour y découvrir rapidement un sable de rivière presque blanc.

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En nous éloignant quelque peu des sentiers et en prenant le temps d’observer la nature, nous pouvions apercevoir des sources jaillissant de toutes parts pour se transformer en ruisseaux d’eau vive puis en torrents. Des chutes d’eau y avaient façonné depuis des temps immémoriaux des galets de granit parfois gigantesques. Nous pouvions ici encore faire le lien avec certains endroits qui nous sont proches, comme ceux de Huelgoat dans le massif armoricain .

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C’est guidés par le bruit de l’eau que nous avons décidé de nous enfoncer plus profondément dans la forêt, en suivant le cours des ruisseaux plutôt que celui des sentiers. Quelques centaines de mètres en contrebas, nous avons découvert un endroit si étrangement fantasmagorique qu’il est devenu le sujet primordial de notre voyage. Aucune image n’est à même de retranscrire la beauté qui se dégage de ce site .

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A cet endroit, ou le torrent s’élargit en un étang, le sable du cours d’eau devient lagune et la forêt se transforme en jungle. Au moment de notre présence, seule une bande joyeuse de macaques faisait trembler les feuilles des arbres. Nous nous sentions alors observés, mais tolérés par eux.

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Cet étrange univers s’est soudain élargi .La puissance de la nature ici, sur cette île, loin de toute présence humaine, nous a enveloppés de sa sauvage et belle sobriété.

C’est ici, au cœur de la forêt, que nous avons décidé d’arrêter nos pas pour contempler cette somptueuse nature.C’est ici encore que nous avons eu l’immense privilège de trouver la source de notre intérêt pour le paysage aquatique.

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En ce début de période estivale, un bon nombre d’entre vous va peut-être partir à la recherche d’une nature sauvageet à la découverte de beaux paysages. Sur la route des plages, juste au nord de la Loire, à quelques kilomètres de la baie de La Baule et du Croisic sesitue le deuxième plus grand marais d’eau douce de France: la Grande Brière. L’observation de cette zone humide, incomparable réservoir de la biodiversité, trouve une place privilégiée dans notre rubrique « l’Illusion de la Nature« .

Depuis 1970 le parc Naturel de Brière est devenu, comme toutes les zones humidesun lieu de préservation et d’intérêt général. Il est de plus reconnu d’importance internationale depuis 1995,par la convention de Ramsar.

Les richesses de la flore, de la faune, la beauté des paysages font de ce marais un lieu que nous vous invitons vivement à visiter si vous passez par le nord de la LoireVoici un reportage photographique de cet endroit presque hors du temps.

Nous sommes envoutés par ce lieu magique, vivant, chargé d’inspirations pour nos paysages aquatiques. Ici la grâce des graminées bercées par ventprocure une sensation d’une infinie douceur.

Durant ce premier reportage, nous longeons et contournons les berges sinueuses qui serpentent sur plus de 70 km2.

Un travelling infini s’offre aux regards. Le moindre bosquet, la plus petite parcelle d’herbes sauvages, de roseaux ou de graminées deviennent un décor potentiel d’aquarium à l’image des aquariums hollandais.

L’utilisation de chaland, la barque locale nous permet ainsi de parcourir les méandres de ce lieu unique.

La semaine prochaine nous parcourrons les berges de ce marais à pied, afin de découvrir d’un peu plus près son incomparable végétation.

Partir loin, à l’autre bout du monde, nous promener le long d’une superbe rivière, nous perdre en forêt où flâner dans un jardin paysagé sont des activités que nous effectuons régulièrement pour illustrer notre rubrique L’illusion de la Nature.  Poursuivons aujourd’hui  notre promenade le long d’un petit cours d’eau local. 

Nous voici à l’écart des sentiers fréquentés ,au bord de ce ruisseau blottientre deux collines.

Ce lieu -dit des « 3 provinces » fait partie de la commune de Boussay, à cheval entre la Vendée, la Loire Atlantique et l’Anjou. Ici nous marchons sur la rive Angevine.

Un jeune arbre déraciné par une des tempêtes hivernale jonche la berge.

A notre grande surprise nous découvrons deux mousses aquatiques de familles bien distinctes. La première semble être une Fontinalis antipyretica – Willow moss , mais nous découvrons , juste sous la surface de l’eau une autre mousse qui nous fait penser par sa forme à une Vesicularia montagnei – X moss.

Plus nous avançons plus les sources d’inspirations se font nombreuses. Les arbres, encore  majoritairement  dénudés, laissent  la lumière pénétrer jusqu’au sol des berges de la rivière.

Le reflet du ciel sur l’eau et le sable lumineux nous renvoientégalement la lumière dans une douce ambiance.

L’ eau transparente et claire est  à cet instant un  pur  ravissement. 

Un peu plus loin nous apercevons des roches entièrement recouvertes de mousse. Leur disposition nous permetde d’imaginercomment nous pourrions retranscrire cela dans la création de nos bacs plantés.  

Baigné dans la  pénombre la majeure partie de l’année, le ruisseau, en ce jour de printemps, reflète encore le ciel , les nuages et les rayons de soleil que laissent passer les jeunes feuilles des arbres.

Si, promeneurs attentifs à la nature, nous prenons le soin de nous attarder un tant soit peu au bord d’un cours d’eau, nous pouvons découvrir une diversité végétale insoupçonnée .

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Partir loin,  à l’autre bout du monde, nous promener le long d’une superbe rivière, nous perdre en forêt où flâner dans un jardin paysagé sont des activités que nouseffectuons régulièrement pour illustrer notre rubrique L’illusion de la Nature.  

Suivre le cours d’un ruisseau hors des sentiers fréquentés, ne s‘était pas encore présenté à nous. Voici que c’est chose faite.

Un minuscule filet  d »eau presque transparente semble jaillir decet endroit. Nous décidonsalors de  suivre son cours. La lumière fait scintiller les jeunes pousses des arbustes, créant  avec le contraste des racines noires , une atmosphère douce et étrange.

 

Un paysage enchanteur et paisible s’offre à nous. Seul le ruisselement de l’eau, le chant des oiseaux et le craquement  nos pas qui brisent les branches tombées pendant l’hiver se font entendre. Les arbres, encoremajoritairement dénudés, laissent la lumière pénétrer jusqu’au sol et sur les berges de la rivière.

Nous découvrons alors  le ruisseau dont le sable lumineux nous renvoi la lumière. Soneau est  transparente et claire. Son niveaua baissé de quelques centimètres récemment   nous laissant imaginer de véritables paysages aquatiques, 

Une pierre s’est transformée en un « wabikusa » naturel. Une mousse, que nous observerons  plus loin sous l’eau, une herbe sauvage et une planteressemblant  étrangement à une hydrocotyle ont élu domicile à son sommet. La disposition des pierres, les racines, le sable, la perspective, vient nourrir  notre imaginaire.

Les bords du cours d’eau sont jonchés de racines.

Observons attentivement  les teintes du sable et  des galets aux subtiles nuances de blanc, de noirs, de gris, ou encore d’ocre, pour pouvoir par la suite retranscrire cet aspect naturel dans nos aquariums.

Vous pouvez voir que le ruisseau se scinde en deux parties. Une plage de sable clair laisse transparaître une zone que nous allons pouvoir  explorer. Cet endroit si simple et si riche à la fois, nous invite à revenir une autre fois.

De tous temps, nous n’avons cessé de mettre en avant la charge qui incombe à l’art de copier la nature, au point d’en faire une banalité dont nous avons presque oublié le véritable sens. Aujourd’hui nous pouvons dire que le paysage pictural, photographique où aquatique est désormais devenus la nature d’un point vu esthétique, présente dans nos intérieurs.

L’aquarium naturel, domaine qui nous concerne ici, utilise directement les pierres, les racines, les végétaux et la volonté d’imitation de la nature est de ce fait très proche des recommandations données au départ aux poètes et aux artistes.

Mais ceci est une autre histoire, notre but étant de partager simplement, nos inspirations glanées  dans la nature afin d’y puiser son essence et de l’actualiser dans une forme achevée dans nos aquariums.

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C’est en observant très attentivement  les phénomènes naturels , le rythme des saisons et en ayant un intérêt pour leur développement à travers toutes ses phases, que nous faisons évoluer cette rubrique.

Il est temps de reprendre notre route en quête d’inspiration. C’est au contact de la nature, d’endroits parfois familiers, que notre passion pour les aquariums prend tout son sens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’émotion poétique d’un paysage de fin d’hiver, avec ses arbres nus, parfois arrachés par des violentes tempête hivernale et la puissance des flots donne alors un tout autre visage aux bords de la rivière.

La matière du sol, le sable et les coques révélées par la lumière d’un matin d’hiver ensoleillé deviennent  même une source d’imagination.

Quant à eux, les remous donnent le rythme de la saison hivernale et d’une décrue en cours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Invitation à l’observation, au rêve et au voyage, cette rubrique intitulée « L’illusion de la nature » nous permet de découvrir des paysages qui, par la suite, se révèleront être d’importantes sources d’inspiration .

« L’illusion de la nature » est  une porte ouverte sur le lien qui existe entre nos paysages d’aquariums et le monde extérieur.

 

Une fois n’est pas coutume, nous nous éloignons un peu du bord de la rivière. Mais ce faisant, nous constatons que l ‘eau  est partout présente . Elle donne vie à la végétation dans les endroits les plus inattendus.

Nous trouvons la présence de l’eau dans  tous ces parcs urbains, vitaux pour les Citadins, où parfois des arbres centenaires s’élancent avec fierté vers le ciel .

DSCF6458Nous découvrons également une végétation, celle qui, oubliée des jardiniers, s’accroche, envahit  et engloutit ses supports, poussant dans les endroits les plus inattendus; elle nous oblige à constater une fois de plus  que très vite elle peut reprendre ses droits. C’est  ce point de vue que  nous décidons de promouvoir ici. C’est aussi une autre façon d’échanger avec vous.

 

 

 

 

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Suintante d’humidité telle une éponge,  cette île, entièrement préservée et  d’où seraient venus certains des premiers habitants du Japon il y a fort longtemps, a de fortes similitudes avec les jardins japonais tels que nous les connaissons.

C’est lorsque nous nous approchons du sommet de la montagne et que la cime des arbres commence à apparaître que cette similitude montre son authenticité.

 

 

Telle une mer d’arbres baignée de lumière,  la diversité des  matières et des tonalités est une réelle source d’inspiration pour réaliser un bac planté. En observant ainsi toutes ces nuances nous pouvons mieux comprendre comment obtenir un rendu naturel.

Par chance lors de notre passage, un rayon de soleil vient caresser l’extrémité des cryptomères. Nous découvrons alors un monde  paré de nuances de verts, de gris, de rouges, dans un subtil  mariage de pénombre et de lumière  .

Pleine d’esprits et de croyances, cette cime si dense que la lumière ne transperce que rarement, est une merveille  à observer. Alors si par chance nous assistons à une percée du soleil, c’est une émotion que nous ne manquons pas de cadrer et que l’appareil photo arrive à saisir.

Cette image de forêt sombre, éclairée par un rayon de soleil furtif, nous fait découvrir la richesse de la végétation de cette jungle primaire.

Yakushima , La ravine de Shiratani. Novembre 2012.

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À l’approche des fêtes de fin d’année et alors que nous sommes en pleins travaux dans le nouvel atelier, nous sommes revenus sur nos archives de l’été… Quelques images que nous n’avions pas encore publiées sont l’occasion d’une nouvelle promenade inspiratrice.

En ce moment, à la mi-novembre, cet endroit est sous l’eau.Nous reviendrons très prochainement sur les variations des saisons qui nous font découvrir de véritables paysages aquatiques différents selon  les périodes de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bords de la Sèvre Nantaise à la fin du mois d’aout, lorsque l’eau est au plus bas et que nous pouvons traverser la rivière sur le gué.

Cette décrue nous permet de découvrir des décors surprenants, saisissants même! Un arbre a pris racine sur une pierre; avec le temps et le courant de l’eau il s’est adapté et sa souche a pris une forme étrange.

En fin d’après-midi certains endroits au bord de l’eau et à la lisière de la forêt sont féériques.

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 » Sous la route, la mousse » 

Ce pourrait être le slogan de celui qui chemine sur l’île de Yakushima, île des hippies nippons et des vieillards qui souhaitent rendre visite aux arbres avant de mourir.

Si nous avons déjà parlé des lieux mythiques qui font la légende de Yakushima et sont au centre même de la culture Japonaise, nous avons également photographié tout ce qui qui défilait sous nos yeux là -bas.
Alors, avant une possible édition en grand format d’une sélection minutieuse  de nos images , voici pas à pas nos promenades en forêt.

Certains endroits sur terre sont  empreints d’un tel profond mystère que la nature, dans son immensité magique et sauvage , nous impose sa beauté; le photographe n’a  alors  nul besoin de « truquer » l’image pour nous faire rêver; il doit juste photographier avec humilité ce qui est là, devant  ses yeux. Sans presque bouger, le regard a juste à monter et à descendre pour évaluer la force du lieu.

Nous n’avons à peine pénétré dans la forêt qu’une forme apparaît, comme l’une de celles que l’on peut imaginer dans les nuages, une forme cependant moins fugace, telle que nous la dépeint Roger Caillois  dans son ouvrage : « l’Écriture des pierres ».

Il écrit :

« Dans les nuages, les simulacres sont évasifs. Le hasard innombrable qui les crée n’est jamais que succession lente où rapide d’instants instables, de formes labiles qui se dissipent aussitôt entrevues. Le regard qui les saisit au vol sait qu’elles vont lui échapper. (…)

L’étonnement ne peut sourdre et grandir qu’au moment où le spectacle subsiste, résiste, survit à la perception et se révèle à la fin moins passager que l’être éphémère qui l’a surpris ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un tel auteur qui s’est interrogé sur les relations qui existent entre les formes complexes du monde minéral et les figures de l’imaginaire humain ne peut que nous interpeller, le minéral faisant partie intégrante de nos décors d’aquariums d’aujourd’hui.

Après de longues minutes de contemplation sur le pont qui jouxte l’entrée de la forêt, nous allons enfin partir à la découverte du plus vieux cèdre Cryptomeria Japonica. C’est le plus ancien et le plus grand des 2 000 cryptomerias de l’île; son âge est estimé entre  2 170 et 7 200 ans.

Le nom de l’arbre fait référence à la période Jōmon de la préhistoire japonaise.

Jōmon Sugi est situé à l’altitude de 1 300 mètres sur la face nord de Miyanoura-dake (宮之浦岳), le plus haut sommet de Yakushima. 

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Revenir sans cesse sur ses pas en reprenant le même chemin, observer, et contempler l’évolution de la nature au fil des saisons, voici  peut-être la manière la  plus intéressante, lorsque nous avons loisir de le faire, de découvrir la nature. Ainsi nous comprenons mieux comment les éléments rentrent en interaction.

L’été, lorsque le niveau de l’eau baisse, nous  pouvons découvrir dans le cours d’eau les cachettes des poissons ainsi que d’autres habitants, normalement invisibles comme les escargots aquatiques, les moules d’eau douce, les alevins ou  parfois même les gobiidés, la vase et le sable étant pour certains le dernier endroit où trouver un peu d’humidité.

Le niveau d’eau baissant, nous pouvons traverser la rivière à pied ; un décor surréaliste apparaît  alors. Une « forêt » a poussé à même la roche granitique provenant du dernier contrefort  du massif armoricain.

Le mot Nature peut se rapprocher de son sens premier latin: Natura : « ce qui existe depuis la naissance, l’ordre naturel des choses ». En découvrant ce paysage au cœur de l’été nous avons le sentiment d’être dans une  forêt qui a pris ses racines au milieu des roches de la rivière.

Cette nature, telle que nous la découvrons en cet période de l’année, nous invite à nous pencher sur son évolution au fil des saisons.

Elle subit des temps de repos, d’évolution et de changements cycliques. Ces variations sont une source inépuisable d’inspiration pour notre propos et un beau sujet d’étude.

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Nos différents articles sur le Japon, et sur l’île lointaine de Yakushima, ne nous ont jamais fait oublier que la France possède un nombre incalculable d’endroits extraordinaires. La moindre petite rivière, si nous savons l’observer avec attention, peut être une magnifique source d’inspiration pour nos futurs paysages aquatiques. La nature est, pour le paysagiste aquatique, le meilleur témoin d’une splendeur dont elle détient les clés.

L’observation des composants naturels du paysage , de la disposition des roches au cœur de la rivière, des remous du courant,  ou encore celle du monde végétal et animal, permettent  de concevoir des aquariums naturels avec beaucoup plus d’aisance. L’art du paysagiste aquatique est simplement de tenter de se rapprocher de ce que la nature nous offre en spectacle.Les créations que nous réalisons dans nos aquariums s’inspirent de la thématique de la nature, de ses formes végétales ou minérales . .

 

La relation entre Art et Nature existe depuis que l’homme existe. L’art du paysage aquatique,  comme bon nombre de mouvements artistiques,repose sur le choix de matières premières principalement végétales et minérales. Aussi est-ce à la source que nous allons une fois de plus puiser notre inspiration.

Ces paysages variant au rythme des jours et des saisons nous invitent à une contemplation sans cesse renouvelée et à une prise de conscience existentielle. Nous traduisons ainsi une réalité, non pas à l’identique, mais interprétée par notre propre imaginaire  .Voilà ce que, vous l’avez compris, nous désirons partager avec vous dans cette rubrique intitulée  » l’illusion de la Nature« .

Shiratani, au coeur de l’île de Yakushima lieux de tous les rêves et de mystère, voici une source d’inspiration inépuisable pour nos paysages d’aquariums. L’eau est partout, la montagne est une éponge. Les ruisseaux se forment naturellement en suintant et en sortant des mousses, puis très vite,en quelques mètres de dénivelé, se changent en minuscules torrents.

Parfois, à la fin de l’été lorsque l’eau est moins abondante,apparaissent alors les racines des arbres qui poussent sur les minces couches d’humus présentes sur les pierres .

Des chemins naturels qui nous laissent imaginer les ruissellements de l’eau.

 
Quelques mètres plus loin les premiers suintements font scintiller les mousses.

Puis très vite nous observons un départ de ruisseau.

L’important dénivelé de la colline accélère la descente de l’eau. En quelques mètres, ce ruisselet rejoint une plage naturelle où l’eau s’accumule et forme un premier torrent miniature .

 

Observer la formation d’une rivière est toujours propice à la découverte de paysages aquatiques lorsque le niveau d’eau est au plus faible.

La végétation, très présente au bord de l’eau,est également source d’inspiration. Certaines plantes  sont tout à fait transposables et nous rappellent les Bolbitis heudelotii, Microsorum, Mousses, Riccardia chamedryfolia, Eleocharis, HydrocoytleRotala etc… Leur disposition sont également des sources d’inspirations.

Les étages successifs nous permettent  de découvrir et d’observer la nature dans ses moindres détails.

 

Le Parc Oriental du Maulévrier Crée par Alexandre MARCEL en 1899.

Suite à notre premier passage, à l’automne dernier,  dans un des parcs Japonais les plus somptueux qu’il nous soit donné à voir en France, le Parc Oriental du Maulévrier, nous sommes retournés faire une promenade photographique lors de l’explosion de vie qui a lieu chaque année au mois d’avril. Durant quelques jours, les cerisiers fleurissent, signalant l’arrivée du printemps et devançant de quelques jours les érables et les jonquilles sauvages.

Avant de partager avec vous les images que nous avons éditées, voici un petit rappel historique de ce parc si particulier.

Architecte parisien, il fût lauréat de nombreux concours et prix internationaux à la fin du XIXe siècle, Alexandre MARCEL se passionna, comme le voulait la mode de l’époque, pour l’orientalisme et plus particulièrement le japonisme.

En 1899, Alexandre MARCEL termine à Paris, rue de Babylone, une salle des fêtes aux décors japonais destinée au directeur du «Bon Marché» (devenue en 1931 le cinéma «la Pagode»).

Cette même année, il épouse Madeleine BERGERE et aménage pour sa nouvelle famille autour du château Colbert un jardin à la française, un verger, un potager sur les bords de la rivière «La Moine» dont les eaux sont désormais retenues par un barrage. Il commence alors à construire un jardin qu’il appelle «paysage japonais», c’est ce jardin que nous nous attacherons à suivre en image aux fils des saisons.

Voici donc le printemps. Avec les premiers rayons de soleil tant attendus les cerisiers japonais annoncent le renouveau. Les jonquilles sauvages vont suivre quelques jours plus tard, les érables quand à eux commencent à dévelloper leurs premières feuilles, parfois d’un rouge parfois flamboyant.

Dire que nous n’avons jamais cessé d’être attirés par le végétal et que notre intérêt pour la nature a toujours été présent ne serait pas tout à fait vrai, car c’est grâce à l’infiniment petit des aquariums plantés, par ces tableaux de nature miniature, que nous avons appris à ré ouvrir les yeux.

Depuis, seuls, face à la nature nous réapprenons à voir, à observer. Ce sont les souvenirs, les images de cette nature qui nous inspire, que nous essayons finalement de reproduire, avec plus ou moins de dextérité, dans un espace délimité par les parois de verre et les contraintes liées à l’eau de nos aquariums. Si internet regorge de photographies de bacs splendides nous permettant de trouver les bonnes combinaisons de plantes, de taille, de disposition, de photos de paysages extraordinaires, rien ne vaut l’observation de la nature en situation, nature même la plus dépouillée.

Le bois, le minéral et la diversité des végétaux aujourd’hui disponible nous offrent une palette de création extraordinaire.

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