Plantes


Lorsque nous avons commencé ce projet « Halloween sur l’Amazone« , nous avions plusieurs objectifs. L’un d’entre eux était de découvrir et associer des plantes à différents endroits de l’aquarium, en perturbant légèrement les fiches. Nous pouvons dire que nous avons là un laboratoire d’association végétale  Nous allons maintenant, en utilisant quelques plans rapprochés,  observer  non seulement  la bonne santé des plantes, mais également étudier avec vous, dans les moindres détails, leurs formes, leurs dispositions  en divers endroits de l’aquarium,  ainsi que leur association de couleurs et de formes.

Ici nous commençons notre descriptif avec une plante que nous avons choisie après les autres: il s’agît d’une Lobelia caridnalis var petite.

En effet nous l’avons ajoutée  aux   zones d’ombre  en compagnie des quelques très discrets brins de Glossostigma elatinoïdes que nous avions glissés et qui apportaient des touches de lumière.

Cette plante nous a conquis et a pris toute sa place dans ce projet.

Sa simplicité et sa densité naturelle lui ont permis de trouver place  en trois endroits du bac.  elle a servi en premier lieu  à densifier et éclairer le pied du bouquet central, au tiers du bac.

Sa densité au sol a de plus servi de barrière naturelle à l’Eleocharis parvula. La transition étant très agréable à l’oeil, le rappel des teintes et des formes avec les Anubias nana var yellow et le très peu d’entretien que cette plante demande nous ont vraiment conquis.  A l’ombre de Nymphea Lotus Tigre rouge, nous avons ainsi créé une véritable caverne végétale. Cette zone, juste sous la racine centrale, a donné libe cour à un chaos des plus réussis.

À droite également, notre Lobelia cardinalis var petite a parfaitement tenu son rôle en retenant notre mélange de Rotala rotundifolia sp Green et de Rotala indica. qui au premier plan, taille après taille a pris joliment place. Entouré à droite de Staurogyne porto Velho, de Ludiwgia repent rubin et de Glossostigma elatinoides à gauche et d’Eleocharis parvula entre la vitre et le bouquet, ce premier plan expérimental, âgé de plus d’une année au moment de ces prises de vue, prouvé sa pérennité.

 Nous pouvons voir Lobelia cardinalis var petite également dans le fond du bac, sur la gauche. Faisant un rappel visuel discret elle a permis de créer le lien entre le premier plan et l’arrière plan de l’aquarium. [mwi_product sku= »FQ331″ title= »false » desc= »false » img= »true » img_width= »200″ price= »false » type= »add » btn_color= »white » btn_link= »button » cols= »1″/]

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Utricularia graminifolia est sans nul doute une des plantes gazonnantes les plus belles que nous puissions trouver en aquarium. Elle fait partie d’une famille de plantes carnivores qui se caractérisent par les outres portées parleurs tiges. Ces outres se forment sur l’Utricularia graminifolia peu de temps après son repiquage dans l’eau. Plante vivace carnivore qui se nourrit d’insectes, elle ne mange pas pour autant les crevettes juvéniles, ni les cadavres de poissons.(ndlr : comme il a pu être avancé sur une certaine emission télé par des gens n’y connaissant rien dans les plantes d’aquarium !)

Tel un tapis dense et généreux, cette plante rare a un rendu bien particulier,les nuances vert-préde ses feuilles accentuant encore cet effet de gazon. 

21 février

Utricularia graminifolia est un végétalà privilegier pour l’avant-plande cet aquarium. Pour la planter, il vous suffit de diviser la touffe et d’enfouir les racines des morceaux ainsi obtenus dans le sol. C’est lors de cette étape que cette plante requiert le plus d’attention. En effet il va lui falloir un certain temps avant de s’enraciner. Il est donc important de la planter dans un aquarium encore vide de crevettes ou de poissons « de fond ». Une fois les plants enracinés, vous pouvez introduire les habitants de votre choixIl vous faut  toutefois compter au minimum un mois, avant d »y faire entrer les premières crevettes etdeux mois pour y ajouter des poissons de fond.

26 février  Quatre jours à peine après la plantation, nous voyons la glossostigma elatinoide coloniser le sol. Comme vous le    constatez, Utricularia graminifolia, quant-à elle, a tendance à se détacher .

 

Des petites touffes d’Utricularia graminifolia se décollentparfois du sol du bacet remontent à la surface. Il vous faut les replanter au plus vite.

 

  Si vous êtes patient et décidé à obtenir un beau gazon, il vous faut replanter l’Urticularia graminifoliaà l’aide d’une pince, en enfonçant 50% du plant dans le sol afin de bien l’enfouir. Comme vous pourrez le constater, plus les jours passeront, plus nombreuses sont lesracines blanches  de la plante .

07 avril. Six semaines après la plantation, nous sommes vraiment surpris du résultat. Les plans d’Utricularia disposés  auprès de la Glossostigma semble s’être enracinés plus rapidement que les autres ,les stolons de la Glossostigma elatinoides ayant retenu dans le sol les petites touffes d’Utricularia graminifolia.

Le 10 avril. Vu de face, le tapis semble se développer de façon  harmonieuse et satisfaisante. Nous verrons  comment  Utricularia graminifolia se comporte par la suite. Peut-être finira-t-elle par envahir et étouffer naturellement  le tapis de Glossostigma elatinoides.

 

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Afin de répondre aux questions que vous nous posez très régulièrement voici un premier article pratique qui vous aidera à constituer simplement et rapidement un aquarium du type biotope.

Les aquariums demandent une étude rigoureuse de la faune, de la flore et un respect des paramètres de l’eau, du courant et de l’éclairage. Ces biotopes, appelés« authentiques », ne sont pas les plus faciles à mettre en œuvre Maintenir de tels écosystèmes demande en effet une certaine expérience et quelques connaissances.  C’est souvent le fruit de nombreuses recherches, parfois longues mais qui apportent une très grande satisfaction. Nous essaierons, en nous rapprochant le plus possible du biotope naturel, de vous proposer quelques projets de ce type, dans la veine de nos bacs « Sombre Rivière« ,  » Petite Rivière » où de « Déraciné«  que nous installons actuellement à l’atelier.

La méthode la plus simple pour obtenir un aquarium à l’aspect naturel est de tenir compte de l’origine des plantes et des poissons.Les besoins de la flore et de la faune étant les mêmes, vous éviterez ainsi certaines erreurs.En effet, prendre comme référence un aquarium de type biotope donnera à vos bacs un aspect plus facilement naturel.

Commençons cette série en nous intéressant à l’Amérique du sud et au »biotope amazonien » .
L’Amazonie est une région riche de part par sa vaste étendue géographique et les variations de son climat.Elle est connue pour la richesse de sa flore et pour la diversité de sa faune. Elle est baignée par l’Amazone;fort de ses sept mille kilomètres,ce fleuveest le plusgrand cours d’eau  de notre planète et ses affluents sont pléthoriques. Ces cours d’eau ont parfois des eaux blanches au PH élevé, des eaux Noires au PH très acide 3/5 et des eaux claires au PH très variable.

 Nous vous proposons aujourd’hui, defaire le choix d’un biotope modèle de cette région  .

Prenons la région du Mato Grosso et du Mato Grosso del Sul, destinations célèbres pourl’écotourisme et la richesse de la flore et de la fauneterrestres et aquatiques. La richesse de leurs petits cours d’eau, à l’eau souvent transparente et dont la faune aquatique aintéressé tous les explorateurs.

 Nous établissons une première fiche type,très proche du biotope « authentique ». Localisons nous autour du Rio da Prata , un affluent de la rive droite du Rio Taquari, lieu magique aux eaux translucides et à la végétation aquatique d’une richesse incomparable.

©Fernando B. Francischelli

Nous réaliserons dans un aquarium, un véritable jardin aquatique qui ravira les amateurs de bacs plantés désirant retranscrire un échantillon de rivière cohérent et au plus proche d’un biotope.

©Fernando B. Francischelli

Les eaux du Rio da Prata ayant un phentre 5,8 dans certains endroits des cours d’eau à 7,8 et la température oscillant en permanence, entre 15/19°c l’hiver à 24/28°c l’été, nous avons une base extrêmement large pour concevoir notre premier biotope.

Les poissons qui sont à l’aise  avecce type de paramètres sont nombreux.La plupart descharacins, des otocinclus, des Moenkhausia et descorydoras seront tout à fait bien choisis pour occuper un premier aquarium de taille raisonnable.
Vous pourrez utiliser un aquasoil ADA new Amazonia qui permettra à votre bac de rester de manière stable et sans extrêmes (ni eau très acide , ni eau très dure) dans une moyenne raisonnable.

©Fernando B. Francischelli

Pour créer votre bac, commencez par séparerle sol en deux parties: La première faite de sable clair comme du La Plata Sand ADAmettra en valeur les poissons « de fond », grâce au sol lumineux, comme l’est celui du le rio da Prata.  La seconde partie sera crée avec de l’Aqua Soil Ada new Amazonia; c’est un sol complet qui aide à stabiliser les paramètres des bacs, favorise l’enracinement et participe à la croissance des plantes. Vous pouvez créer une séparation naturelle avec des racines qui, comme sur l’image ci-dessus, apporteront  du bien être aux poissons et donnera un aspect très naturel à votre projet.

La liste végétale  est elle aussi très vaste 

Arrière plan:

AlthernenteraHeteranthera ZosterifoliaCabomba, Valisneria spiralis , Echinodorus bleheri Echinodorus parviflorus Polygonum sao pauloCyperus sp, Hygrophila rubela , Hydrocotyle leucocephalaLudwigia repens rubin , Ludwigia arcuata,  Myriophillum, Nymphaea sp, Bacopa Australis

Zone médiane:

Echinodorus cordifolius, Echinodorus bolivianus, Echinodorus angustifolius

Avant plan:

Echinodorus tenellus, Hydrocotyle verticilata

Nous tenons à remercier notre ami Fernando B. Francischelli  du team Brésilien Aquabase Aquapaisagismo pour ses photographies.

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Voici plusieurs mois que nous testons une nouvelle plante dans les aquariums de l’atelier. Il s’agit de Pogostemon stellatus octopus. Sa grâce, sa simplicité et sa capacité d’adaptation nous ont conquis et nous pouvons enfin vous la présenter dans différentes installations.

Pogostemon stellatus octopus est une plante vivace des marais d’Asie du sud et du nord de l’Australie. En raison de sa répartition géographique vaste et quelque peu fragmentée, il existe, à l’état sauvage, de nombreuses variétés de cette plante .  

Voici sa forme émergée. Les feuilles sont encore petites et rondes et d’un vert très clair.

Cette plante est aussi un excellent indicateur de teneur en fer et en oligo-éléments; s’il y en a carence, les feuilles seront jaunes et, dans certains cas extrêmes, elles blanchirontPogostemon stellatus octopus produit beaucoup de rejets; il suffit de les détacher et de les replanter en divers endroits du bac pour faciliter leur propagation.

Très rapidement, la plante se développe et prend un tout autre aspect; quelles que soient les conditions de maintenance,les feuilles se développent ets’allongent gracieusementau fil des jours. Un éclairage intense ainsi qu’une fertilisation adéquateleur permettent de prendre une teinte rouge à l’approche de la surface

Dans ce bac, la plante a poussé très rapidement.Taillée régulièrement,elle laisse apercevoir des rejets qui partent de la tige et permettent de nombreuses utilisations. Les dessous de ses feuilles sont violacés, ce qui apporte une nuance de couleur qui fait chanter  les verts  de la végétation du bac etconfère àcette nouvelle plante un attrait certain

Ici ,dans ce bacou vivent des crevettes , nous avons laissé la plante s’installer sans engrais, sans CO2 et avec une lumière minimale de 23 w pour 100 l point. La plante a  pris possession des lieux pour lebien être des habitants et le plaisir de la contemplation.

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Mises à part les plantes purement aquatiques, la plupart des espèces végétales que nous retrouvons dans nos aquariums sont des plantes semi-aquatiques. Leur adaptation aux conditions d’aquariums est grandement facilité par  la méthode que nous utilisons dans nos serres.

Cependant une des particularités, parfois insoupçonnées des plantes est aussi leur changement de forme, de couleur et de taille, ceci non seulement lors de leur introduction dans un aquarium, mais également en fonction de leur disposition. Ce qui veut donc dire que la qualité de l’eau, la puissance de l’éclairage, le volume et la fertilisation changent leurs apparences.

Dans un même aquarium, la même plante, selon les endroits et parfois aussi selon son voisinage végétal, voir animal ou minéral  peut prendre des formes variées.

Au fur et à mesure de l’évolution des bacs plantés dans l’atelier nous partagerons avec vous ces changements.

Cryptocoryne wendtii brown

Cette Cryptocoryne est de loin la plus répandue en aquarium à travers le monde en raison de sa croissance optimale et de son manque d’exigences. Sa multiplication par stolons est très rapide, et elle aura vite fait de couvrir une zone vide. Plantée dans un espace dégagé et ombragé, elle formera une touffe très compacte.

Deuxième jour, les feuilles émergées commencent déjà à fondre.

Cinquième jour, déjà des nouvelles feuilles sortent du substrat. Celle ci seront donc directement adaptés aux conditions de l’aquarium, la forme et la couleur pouvant varier selon les paramètres cités ci-dessus.

Quinzième jour, toutes les feuilles émergées ont disparu laissant place aux feuilles immergées. À ce moment-là, les plantes sont la proie facile des algues, dans ce cas il ne faut surtout pas hésiter à couper les feuilles atteintes dès que possible afin que la plante puisse concentrer son énergie sur les feuilles saines.

Soixantième jour, les deux pots de Cryptocoryne wendtii brown forme un véritable bosquet.

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Très utilisé par les aquariophiles et par les aquascapers, les mousses sont très utiles pour les habitants de nos aquariums et leurs progénitures, elles sont de véritables infusoires pour les alevins de poissons et les juvénils des crevettes. Elles servent aussi de support pour les pontes de biens des espèces, bien dense elles sont d’exellentes caches naturelles.  Si l’on rajoute à cela l’aspect « hors du temps » qu’elles procurent et le peu d’entretien qu’elles nécessitent, poussant quasiment dans toutes les conditions de lumière et d’éclairage, nous avons là une des plantes les plus populaires. Si pendant des années les aquariums ce sont contentés de la célèbre mousse de Java, la Vesicularia dubyana, depuis l’avènement des aquariums plantés de nombreuses mousses aquatiques sont apparues.

Nous commencons donc avec la plus courrante et la plus célèbre , communément appellée Mousse de  Java et aussi une des plus simple: la Vesicularia dubyana

Jour  lors de l’accrochage de la mousse à la pierre de lave, juste avant d’être mise en eau.

Chacune de ces mousses, prennent des aspects complètement différents entre le moment où vous les recevez chez vous, les acclimatez aux paramètres de votre eau, de votre éclairage, de l’endroit même où vous la disposez dans vos bacs. Nous avons décidé de mettre en place cette série montrant l’évolution de nos mousses sur 30 jours, sur un support en particulier, une pierre de lave et fixé avec un filet.

9 Jours après sa mise en eau.

Il est important de spécifier que chacune de ces mousses prend un aspect différent en fonction de sa place dans chaque aquarium, de la distance qui la sépare de la surface de l’eau, du filtre etc. C’est donc la raison pour laquelle nous ne publierons pas dans cette série, d’images des mousses lorsqu’elles sont matures.

30 Jours  après sa mise en eau la Vesicularia dubyana a pris son envol.

Elle peut-être ensuite mise partout dans l’aquarium, c’est aussi une des rares mousses qui peut pousser quasiment dans le noir, ce qui la rend unique pour apporter de la végétation dans les zones les plus sombres. Elle peut pousser naturellement soit être taillée régulièrement, sa souplesse rend son utilisation quasi infinie.

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Plantes fraichement sorties de leurs emballages

Votre livreur vient de frapper à votre porte, avec impatience vous ouvrez votre colis, les plantes sont enfin là. Cependant avant de pouvoir les acclimater dans votre aquarium, il va être important de respecter certaines étapes. En effet les plantes que vous recevez proviennent de nos serres. Elles y sont soumises à diverses étapes afin de pouvoir s’épanouir au mieux dans vos bacs.


Préparation du déballage des plantesLes paramètres de l’eau de vos aquariums étant tous très différents, pour des raisons de souplesse et d’adaptabilité nous cultivons donc les plantes en formes émergées.

Les plantes aquatiques étant pour la plupart toutes des plantes semi-aquatiques, nous les préparons progressivement à être introduites dans un milieu purement aquatique, mais elles sont tout de même cultivées en mode émergé. En procédant ainsi nos plantes peuvent s’acclimater beaucoup plus facilement à des eaux très variées.

C’est pour cela que les formes, les couleurs des plantes peuvent être radicalement différentes de ce que vous avez vu sur notre site ou dans d’autres aquariums. Ces variations sont complètement normales et nous reviendrons régulièrement dans notre atelier sur ce processus, il faut en moyenne huit jours à la plante pour prendre son aspect immergé. La première étape est donc la distinction des plantes que vous avez commandées.


Nettoyage des plantes aquatiquesUne fois les plantes repérées vous devez impérativement les laver. Dans nos serres, elles sont soumises à certains engrais. Fertilisants qui, pour la plupart des habitants de nos aquariums n’ont aucune incidence.

Cependant  afin d’éviter que des engrais indésirables pour certains invertébrés comme les Caridinas Cantonnensis, aient des répercussions qui pourraient être fatale, nous vous recommandons vivement de les rincer. Dans ce cas particulier nous vous recommandons même d’effectuer plusieurs lavages et même de laisser tremper dans un récipient à part, avec l’eau de votre aquarium, les plantes qui lui sont destinées, pour certains invertébrés de grande valeur il est  même préférable d’attendre au moins 48 heures.


Une fois les plantes bien lavées vous pouvez enfin les planter à votre guise et sans aucun risque. Ici une Lobelia cardinalis en forme émergée, après plusieurs rinçages, vient d’être ajoutée en avant-plan d’un de nos bacs.

La plantation dans un aquarium naturel

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Pour la réalisation d’un Iwagumi, les plantes utilisées au premier plan sont bien connues et appréciées des amateurs, qu’il sagisse d’Echinodorus tenellus fréquemment proposée, d’Eleocharis parvula, Lilaeopsis, Glossostigma elatinoides ou d’Hemianthus callitrichoides (HC) bien  souvent intégrées dans nos bacs. En revanche, les plantes plutôt réputées pour leur aspect de bosquet ne sont que trop rarement présentes dans ce genre de paysage aquatique épuré…

Notre premier Iwagumi a déjà subi quelques transformations végétales. En attendant la publication des photos de la première version finalisée,nous partageons avec vous quelques uns des points qui ont fait sa particularité. Ce que nous avons appris au fur et à mesure sera pour nous la base d’articles à venir plus détaillés afin d’apprendre à tous à conserver au tapis un bel aspect. Le notre a maintenant quinze mois. Il est désormais un véritable plaisir pour les yeux et ne requiert qu’un léger entretien mensuel.

Afin de donner à notre Iwagumi un aspect plus sauvage,nous avons décidé de faire se côtoyer deux de nos plantes fétiches: une  Glossostigma elatinoides et un  Hemianthus callitrichoides,en disposant au premier plan la Glossostigma dont les feuilles sont d’un vert un peu plus foncé et légèrement plus grosses.

Au fur et à mesure que nous approchons de l’arrière plan de l’aquarium, l’Hemianthus callitrichoides, aux feuilles plus petites et plus claires nous  permet de renforcer l’effet de profondeur qui apporte au tout une perspective intéressante. Ce procédé, qui contribue à donner à l’iwagumi un style se rapprochant de la nature, reste discret. Nous avons ensuite décidé d’ajouter une plante pour accentuer cette impression de naturel. Pour que l’ensemble reste cohérent, il nous fallait sélectionner une plante aux feuilles rondes, à peine plus grosse qu’une Glossostigma et d’une teinte légèrement plus claire et lumineuse .

Pour ce nous avons choisi  Lindernia rotundifolia. Ses feuilles rondes, à peine plus larges que celle d’une Glossostigma, vont nous permettre de continuer de jouer sur l’effet « rondeurs et variations de nuances ».

Cette plante est rarement choisie à cet effet; nous allons l’utiliser pour créer une transition entre le tapis et les pierres et, pour accentuer l’impression de naturel, nous planterons en différents endroits de l’aquarium  Lindernia rotundifolia. En la taillant à ras,comme un tapis de mousse,nous allons la contraindre à ramper.Cela va donner à ce tapis un aspect dynamique et à notre Iwagumi un style novateur .

 

Voici une séquence vidéo de l’entretien mensuel de la Lindernia rotundifolia avec des ciseaux à tailler vague :

 

Lindernia rotundifolia from Floraquatic on Vimeo.

Nous continuons donc à observer attentivement notre aquarium afin de mieux comprendre et également de préparer ce projet pour une séance de prise de vues finale qui réussira à combiner les particularités de ce bac : un hardscape central composé de trois racines Araignées, formant un tout, que nous souhaitons garder omniprésent et des plantes à tiges, habituellement jusqu’au premier plan. Pour cette deuxième séance de taille nous allons simplement couper et repiquer cette fameuse Rotala macandra.

Cette plante, va être taillé afin de conserver la taille de ses feuilles petites et sa teinte rouge vif car au-delà de quinze centimètres non seulement elle devient plus sombre, presque bordeaux, mais ses feuilles deviennent également assez grandes.

Comme nous souhaitons lui laisser une place d’honneur; à l’avant-plan, nous allons donc simplement la tailler et la repiquer, sans toutefois trop la tasser. Nous veillerons bien à l’observer les jours suivants afin de recouper, le cas échéant des feuilles qui empêcheraient la lumière d’atteindre certaines d’entre elles.

La coupe de la Macandra va également nous permettre de voir ce que nous allons devoir tailler dans quelques jours. La première chose évidente, et la présence trop importante et trop haute de la Ludwigia arcuata, d’ailleurs tout le reste va devoir être réajustée.

Quant à la partie gauche, elle semble, comparée à la partie de droite chaotique et hors de contrôle. Il va falloir prendre une décision quant à la présence de certaines plantes, comme la Ludwigia arcuata et glandulosa perennis et nous allons donner également quelques jours avant de prendre la décision de les déplanter ou non au profit d’une autre plante, plus petite, comme la Lobelia cardinalis var petite déja présent à droite.


Pour l’action de la taille, mieux vaut une petite séquence video qu’un long discours. Une paire de ciseaux à tailler vague et une pince longue fine feront parfaitement l’affaire.

 

macandra from Floraquatic on Vimeo.

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Bien connu des aquariophiles pour sa couleur incroyable et ses feuilles gracieusement ondulées, la Rotala macrandra est aussi réputée pour être une des plantes les plus difficiles à maintenir. Dans cet article nous ne reviendrons pas sur sa fiche et sur les conditions de maintenance qui lui semblent les plus appropriées, mais nous allons en détail revenir sur la transformation de la plante. En effet entre les petites feuilles vertes et rondes que vous recevrez, parfois légèrement abîmées car c’est une plante qui supporte assez mal le transport, et son adaptation en mode immergé, voici en quelques images les transformations qui ont eu lieu en l’espace de quelques jours à peine.

Le premier jour, après avoir rincé à plusieurs reprises la plante, et l’avoir laissé tremper délicatement dans l’eau de l’aquarium pendant plus de 24h nous l’avons planté directement, sans rien couper afin de ne pas augmenter le traumatisme que sont le transport et le changement d’eau. Les feuilles font grises mine, mais comme celles que nous voyons sont amenées à disparaître nous ne nous en faisons pas plus que cela.

 

 

 

 

Au bout de deux jours à peine, alors que de vilaines filamenteuses ont déjà commencé à attaquer les feuilles émergées, de toutes petites feuilles, d’un rouge tirant vers le bordeaux commencent déjà à pointer le bout de leur nez.

 

 

 

 

 

Douze jours exactement après la mise en eau, alors que les filamenteuses font toujours des ravages sur les vieilles feuilles. ( que nous coupons régulièrement, afin de ne pas laisser les algues, qui sont alors que le bac débute, tout à fait normal et que nous coupons afin de toutefois limiter leur présence. ) Toutes les têtes ont revêtu leur forme immergée, la couleur est même surprenante car extrêmement foncée. 

 

 

 

Vingt jours après la mise en eau, toutes les feuilles ont désormais pris leur apparence immergée, et plus aucune trace de filamenteuse n’est observée. À ce stade nous relevons les paramètres de l’eau de l’aquarium et la fertilisation n’a d’ailleurs toujours pas commencé.

 

 

 

 

 

Cinq mois plus tard la Rotala macrandra a définitivement pris sa place dans l’aquarium, ici nous avons décidé, une fois n’est pas coutume de l’utiliser en plante d’avant-plan afin de la sublimer . Cette place d’ailleurs semble lui convenir à merveille. Pour ce qui est de sa taille vous pouvez vous référer à un article réalisé précédemment. Pour ce qui est de la fertilisation, nous n’avons absolument rien changé depuis le lancement du bac, à savoir que nous utilisons le pack Easy Life ainsi qu’un traitement préventif à l’AlgExit. Nous utilisons de l’eau de conduite dont les paramètres sont les suivants: ph 7 GH 6 KH 4 conductivités 450 ms. Nous avons un système de diffusion de Co2 Ista branché avec électrovanne et le compte bulle Cal Aqua nous indique 1 B/S.

Halloween est passé, bôôô, mais le bac reste. Le démarrage d’un aquarium se déroule en deux étapes principalement. La première est le passage du pic de nitrite, nous verrons plus tard comment gérer et parfois accélérer ce processus que l’on doit attendre avant d’introduire les espèces animales. Une fois le pic de nitrite passé l’aquarium est encore bien jeune et le manque de bactéries dans le sol et dans le filtre font que l’équilibre est très fragile, c’est souvent à ce moment-là d’ailleurs que la plupart des algues indésirables peuvent faire leur apparition. Une fois ce passage effectué il ne nous reste plus qu’à observer et surveiller notre aquarium jusqu’à ce qu’il soit équilibré.

Alors lorsque approchant le troisième mois, nous ne voyons plus une seule petite algue, lorsque en fin d’après-midi les feuilles se dressent, avec pour certaine comme la Rotala macandra, une couleur rouge rarement observée, alors à ce moment une sorte de bonheur contemplatif surgît.

En reculant et en regardant les plantes évoluer nous pouvons enfin imaginer perfectionner l’apparence de l’ensemble avec nos ciseaux tout en souhaitant garder une touche chaotique, propre à la nature. Le chaos organisé cher à certains photographes comme Henri Cartier Bresson, devient ici, avec le végétal une véritable partie de plaisir. La Myriophyllum mattogrossense, martyrisée, taillée, repiquée et taillée sans cesse depuis le début, enfin bulle à tout va.

Les quelques brins d’Eleocharis vivipara mis de ci de là pour apporter de la légereté et enrichir les zones réservés aux plantes à tiges bullent également sans retenue, ne parlons pas de la Polygonum sao paulo qui elle scintille.

Quant à l’Hygophila pinnatifada, qui a été également taillée à plusieurs reprises en coupant systématiquement les têtes et bien non seulement elle arbore une couleur bordeaux foncé à certains endroits mais en plus après avoir souffert tel un bonzaï, elle semble vouloir se développer en restant petite…

 

A suivre…

Halloween sur l'Amazone

Nous continuons donc à observer attentivement notre aquarium afin de mieux comprendre et également de préparer ce projet pour une séance de prise de vues finale qui réussira à combiner les particularités de ce bac : un hardscape central composé de trois racines Araignées, formant un tout, que nous souhaitons garder omniprésent et des plantes à tiges, habituellement jusqu’au premier plan. Pour cette deuxième séance de taille nous allons simplement couper et repiquer cette fameuse Rotala macandra.

macandra from Floraquatic on Vimeo.

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Nous continuons notre série sur les mousses avec la , bien que récemment introduite dans nos aquariums, non moins fameuse Weeping moss. En effet si la Flame moss, précédemment présentée, nous rappel assez facilement nos forêts de Cyprès, la Weeping moss, de par son port pleureur et ses rameaux bien dessiné, nous rappelle elle aussi le port de cyprès, mais de forêt plus lointaine, tel des cyprès japonais au port tombant, se courbant sous les poids des branches et des épines.

J1 nous venons tout juste de fixer la mousse sur la pierre de lave. Nous avons essayé de la répartir au mieux, sans la tasser mais sans laisser d’espace afin d’optimiser l’accroche. .

J9 déjà des petits rameaux verts clairs pointent le bout de leur nez mais la mousse ne c’est toujours pas acclimaté aux paramètres de l’eau. C’est cette étape qui sera la plus longue. Une fois la weeping moss acclimaté à l’eau, mais également aux autres paramètres tels que le courant, la lumière, la fertilisation ou non.

J30 Nous pouvons voir qu’enfin la Weeping a pris ses marques et commencent à pleurer  tout en ayant lancé ses premiers vrais rameaux. Encore quelques jours et nous pourrons envisager les premières boutures. afin de stimuler son accroche en permettant à la lumière de pénétrer.

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Se dressant tel des branches miniatures de cyprès la Flame Moss a obtenu ses lettres de noblesse dans les paysages aquatiques. Qu’elle soit disposée en solitaire où en groupe son allure très particulière créera très facilement soit des petits bosquets isolés soit de véritables forêts de cyprès impénétrables.

Dans notre série  sur les mousses nous continuons donc avec la Taxiphyllum sp – Flame moss

Jour 1 lors de l’accrochage de la mousse à la pierre de lave, juste avant d’être mise en eau.
Déjà elle a une tenue assez particulière, raide, mais son apparence finale et sa densité ne viendra qu’avec le temps et les tailles successives. Toutefois, elle pousse très facilement et ceci dans la plupart des conditions.

Au bout de 9 jours elle a déja décidé  de monter et de nous sortir ses petits bouts vert clair.

30 jours après nous pouvons même songer à une première taille, si nous souhaitons la rendre plus compact et également pouvoir la bouturer à d’autres endroits, il nous suffira en additionnant les petits morceaux de lave côte à côte de les regrouper, ou pas. De cette manière nous pourrions dès lors obtenir une véritable forêt de mousses, qui en fonction de votre coup de ciseaux, courbe, droit,  pourra prendre la forme d’une forêt de cyprès, qu’il soit italien où japonais, seule votre imagination limitera l’apparence obtenue… à vous de jouer !

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Très utilisé par les aquariophiles et par les aquascapers, les mousses et hépatiques sont très utiles pour les habitants et leurs progénitures, elles sont de véritables infusoires pour les alevins de poissons et les juvénils des crevettes, elles servent aussi de support pour les pontes de biens des espèces, bien dense elles sont d’exellentes caches naturelles.  Si l’on rajoute à cela l’aspect hors du temps qu’elles procurent et le peu d’entretien qu’elles nécessitent, poussant quasiment dans toutes les conditions de lumière et d’éclairage, nous avons là une des familles de plantes les plus populaires. 

Si pendant des années les aquariums ce sont contentés de la célèbre mousse de Java, la Vesicularia dubyana, depuis l’avènement des aquariums plantés de nombreuses mousses aquatiques sont apparues. La Riccia est devenu populaire grâce à Takashi Amano qui l’a fixé sur des petits supports et a fait couler cette plante qui borde le lit des rivières au Japon.

Si en règle générale les riccias ont tendance à être utilisé en plante flottante, Riccia rhenana, quant à elle, coule naturellement, sous un fort éclairage elle formera de véritables bosquets, en s’accrochant volontiers entre les plantes , donnant parfois un air plus sauvage et naturel. En plante émergée dans les paludariums, à la surface de l’eau sur une racine où une pierre elle prendra un aspect plus petit, plus sombre tapissant assez rapidement les parties émergées.

Même si elle coule naturellement, nous la fixons, assez densément tout de même, à une pierre de lave afin de pouvoir contrôler sa place et éventuellement la déplacer aisément. Ici le jour 1 avant d’être immergé.

Dans de très bonnes conditions la Riccia rhenana pousse très vite et donne un vert très clair du meilleur effet visuel, ici le jour 9 après immersion.

Au bout de 30 jours, nous obtenons un véritable bosquet élégant, épuré du plus bel effet.

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