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En commençant en douceur, nous espérons limiter le développement des algues qui pourraient être fatales à ce type de bac. Une fois le cycle de l’azote effectué, nous pouvons introduire les premiers poissons, planter la Lilaeopsis mauritania et disposer les Anubias var petites.

Afin d’accélérer la propagation de la Lilaeopsis mauritania qui poussera sans apport de Co2, nous divisons 4 pots en plusieurs petites touffes. 

 

 

 

 

 

 

La zone de plantation de notre projet étant assez réduite, nous plantons de façon dense et régulière notre Lilaeopsis mauritaniagazonnante qui sera en arrière-plan. En procédant ainsi, la plante devrait pouvoir coloniser l’Aquasoil ADA new amazonia plus rapidement.

 

 

 

Ensuite, nous disposons  au premier plan de magnifiquesAnubias var petites, véritables petits bijouxpour notre projet. Leur taille réduite nous permet de  donner à notre paysage, une toute autre dimension .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin que vous puissiez comparer nos Anubias var petite avec Anubias Barteri nana  voici deux pots d’Anubias var petites sous une Anubias var nana.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nous simplifier la tâche,nous fixons une bonne partie de nos Anubias avec du fil de pêche classique de 16mm, invisible, souple et assez solide. Une fois les plantes fixées , nous pourrons les disposer où bon nous semble dans notre aquarium. En cas deproblèmes qui pourraient être dus à la présence d’algues, nous pourrons également isoler et soigner ces Anubias très simplement.

Il ne nous reste plus qu’à disposer nos Anubias var petites en divers endroits et ce avec une grande facilité.

 

Les interstices naturels des racinesservent également de support àcette plante magnifique.Nousprofitons de leur présence pour camoufler les fils qui ont servi à fixer et lester les racines. 

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Après avoir observé le décor quelques jours, nous décidons de procéder à la mise en eau du bac. Le choix des plantes opéré par Michaël est minimaliste et convient bien au concept. Nous plantons de l’ Echinodorus tenellus et, en arrière plan, aux endroits où nous avions, en un premier temps, installé des petites baguettes, nous ajoutons de l’Eleocharis acicularis plus fine. Disposée à l’arrière du bac, cette dernière renforcera l’impression de profondeur.

Afin de planter plus facilement les végétaux et qu’ils s’ancrent bien dans le sol, nous humidifions celui-ci. Les changements d’eau étant plus importants et plus fréquents que dans un aquarium normal, nous n’utiliserons que de l’eau courante. Cette eau, et c’est une chance, est très douce dans notre région: (KH 4, GH 6 conductivités mesurées après quelques minutes 300 ms).

 

Après avoir soigneusement rincé et nettoyé les pots d’Echinodorus, nous séparons les plants et les disposons de manière régulière sur un plateau. Cette méthode, certes plus fastidieuse à première vue, nous fait gagner un temps précieux lors de la plantation. Cette quantité de plants qui pourrait paraître conséquente, se révèlera encore  insuffisante quelques jours plus tard.

La création d’un Iwagumi, est une opération délicate. Le peu d’espèces de végétaux qui le compose favorise l’apparition d’algues. Afin de les combattre d’entrée, nous ajouterons sans hésiter 10 pots d’Echinodorus. A L’aide d’une  grande pince large et droite nous pouvons les planter en quelques minutes en commençant à les placer de l’avant jusqu’à l’arrière plan de l’aquarium

 

 

Après avoir disposé toutes les plantes, nous remplissons d’eau doucement l’aquarium, en posant le jet d’eau sur la pierre et avec un débit assez faible afin de limiter les remous.

Lorsque la moitié du bac est remplie, nous pouvons déplacer le jet d’eau et augmenter légèrement le débit.

Après avoir atteint le niveau d’eau souhaité, nous mettons le filtre en action et constatons alors, qu’en quelques minutes, l’eau est redevenue limpide et que l’Aquasoil new Amazonia, s’ il est manipulé avec précaution, ne trouble absolument pas l’eau.

Dès la mise en eau,nous taillons l’Eleocharis acicularis au ras du pied. Cette méthode  peut paraître surprenante et « chirurgicale »; elle va permettre à la plante de s’adapter plus vite à ses nouvelles conditions aquatiques. La reprise peut sembler plus longue, mais une fois acclimatée, la plante s’étalera beaucoup plus rapidement.

Nous récupérons les tiges coupées qui flottent dans l’eau. Nous mettons en place le système de diffusion de Co2 et commençons la fertilisation . Ensuite nous ne touchons plus à rien; le bac peut commencer à vivre.

Comme nous l’avons vu dans la première partie consacrée au substrat le choix de la plantation a été choisi en même temps que la conception du décor et du choix des sols. L’aquarium sera donc coupé en deux, au fond de la pouzzolane pour permettre aux mousses de s’étendre et au premier plan de l’Aqua Soil powder New Amazonia afin de permettre à la Glossostigma elatinoides et l’Hemianthus callitrichoïdes de s’enraciner dans les meilleures conditions possibles.

Nous commencerons donc par fixer les mousses ( Fissidens Fox / Christmass Moss / Spiky Moss )  sur des morceaux de pierre de lave avec du fil de coton. Non seulement les morceaux de pierre de lave sont d’excellents supports pour les mousses, mais pour l’entretien il est aisé en cas de besoin de les sortir pour les nettoyer. La plupart des mousses ont surtout besoin d’avoir un support pour se fixer et de la lumière pour prendre plus rapidement. Pour cela, nous coupons en très petits morceaux les mousses et nous les disposons brins par brins sur les morceaux de lave. L’opération peut paraîtres fastidieuse, mais elle permet d’obtenir de bien meilleur résultat rapidement en évitant à la mousse de pourrir à la base lors de la période d’adaptation et donc de se détacher.

La préparation pour planter la Glossostigma elatinoides et l’Hemianthus callitrichoïdes est également importante. Comme nous le verrons la période d’adaptation des plantes à l’eau de votre aquarium va faire que toutes les pousses que vous planterez vont disparaître pour laisser place à de nouvelles pousses parfaitement adaptées aux paramètres de votre aquarium. C’est peut-être là le secret pour réussir rapidement un beau tapis qui durera dans le temps. La première étape est de bien rincer et d’enlever la mousse dans laquelle vos plantes arrivent, puis de séparer par petits groupes de brins les pots. En les disposant sur un plateau vous pourrez ainsi les planter à l’aide d’une pince fine de manière rapide et efficace.

Puis vous plantez le plus profondément possible dans le new amazonia powder préalablement humidifié  en laissant les dernières feuilles dépasser. Cette préparation et technique permet aux pousses qui sortiront d’être directement adaptées à vos paramêtres et vous éviterez ainsi un  pourrissement qui peut provoquer un dérêglement du bac, toujours plus sensible et fragile au départ.

Un Iwagumi est un aquarium assez particulier à lancer et vu le peu de variétés de plantes il peut être utilie afin de concurrencer les algues qui sont quasiment inévitables au départ de mettre des plantes à pousses rapides, (types Hygrophila Difformis Ceraptophyllum qui peuvent être utilisés en plantes flottantes) pour faciliter le démarrage du bac. Une fois cette étape terminée, vous pouvez de suite mettre en eau votre aquarium pour commencer le cyclage.

Voici presque deux semaines que nous ne touchons plus à rien, après une légère baisse de régime des plantes suite à des tailles finalement très conséquentes, le bac semble reprendre la route. Les algues vertes, qui sont apparues après les coupes, avec l’aide  de changements d’eau, de patience ainsi que de bonne dose d’Algues Exit, ont quasiment disparu et l’équilibre semble établi. Le bac va fêter ses 9 mois et il est bien possible que la séance de photographie finale qui immortalisera ce bac expérimental se rapproche.

La partie gauche, bien que chaotique a trouvé un certain équilibre, la présence de l’Eleocharis parvula avec dans son prolongement l’Eleocharis acicularis donne légèreté, finesse au bac du premier au dernier plan en plus de créer un lien visuel et de la perspective.

Le bouquet de gauche, composé de Rotala sp green, Rotala Indica etPolygonum Sao Paulo est désormais à sa place au premier plan. Il ne demande quasiment plus aucune taille, mis à part un contrôle des tiges de la Rotala sp green qui pourraient partir un peu trop loin sur le sol.

Le bouquet central composé désormais de Polygonum Sao Paulo, Rotala macrandraLuwigia repens rubinEleocharis viviparaNymphaea Lotus tigre rouge, encerclé d’Hydrocotyle tripartita (sp Japan) et de Lobelia cardinalis var petite est finalement assez ordonné.

En attendant nous laissons les plantes  reprendre un peu de hauteur…

Le chemin reste la zone « sombre  » de ce projet, les Anubias nana var yellow et la Cryptocoryne wendtii brown y rêgnent en maître. La Nymphea Lotus Tigre rouge, après avoir  eu les tiges pincées, reste en bas et non content de nous montrer ses magnifiques feuilles, protège les Anubias nana var yellow de trop de lumière.

Le premier plan à droite, constitué d’Eleocharis parvulade quelques touches de Cryptocoryne Wendtii brown et de  Staurogyne porto vehlo encerclant un bouquet de Rotala sp green et indica est agréablement surprenant à cet endroit. La rotala macrandra que nous apercevons à droite est, quant à elle, la reine de ce bac…et ne pourrait pas être ailleurs. 

Sur la racine, nous avons laissé s’accrocher naturellement de la Vesicularia montagnei,  l’Hygrophila Pinnatifida , dont nous avons systèmatiquement coupé les têtes, c’est également accroché à la racine, sa forme, sa couleur, rouge et vert olive  est du plus bel effet.

 

Une galerie de  photographies  pour ceux qui veulent en voir un peu plus est également disponible avec la fiche technique de l’aquarium:

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