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IAPLC

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Lorsque nous découvrons les images réalisées pour les concours, nous constatons  que  la qualité des prises de vue est en constante progression. Certes le matériel numérique nous permet de travailler plus rapidement et la qualité des capteurs numériques s’est aujourd’hui démocratisée.

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Mais une préparation minutieuse et le « système D » trop souvent négligé mais accessible à tous, peuvent faire aussi des miracles.Avec un  arrière plan de carton plume posé sur des petites équerres et des spots de bureau , toutes les sources  lumineuses éclaireront facilement votre décor. Un sèche-cheveux, fixé à coté de votre bac et dirigé , sans pour autant négliger la sécurité, vers celui-ci ,créera un effet de vent sur la surface de l’eau,donnant à celle-ci plus de présence.

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Après cette installation, il va nous falloir limiter le « flare », terme utilisé pour décrire la diffusion parasite de la lumière à l’intérieur d’un objectif. Cette diffusion entraîne en effet une baisse générale du contraste de l’image obtenue. Pour l’éviter nous mettons un scotch noir au niveau de la surface de l’eau ainsi qu’une plaque de carton entre la surface et la source lumineuse.

Comme vous allez le constater sur ces images -test, nous avons, pour ce projet, essayé différents « rendus » de fond et de surface afin de vous présenter des ambiances variées.

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En fonction de l’inclinaison du fond et de la direction de la lumière sur celui-ci, vous obtiendrez des résultats complètement dissemblables.

Pour cet exemple nous avons utilisé un fond blanc éclairé par la rampe de l’aquarium et  disposé sur les côtés des spots de bureau équipés d’ampoules philips tornado 6500°K de 23 w.  Devant les sources lumineuses, nous avons placé des transparents de couleurs ; nous utilisons ici des protège-cahiers d’école, bleu à gauche et rouge à droite.

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Un classique fond noir opaque nous a permis d’obtenir ici un dégradé de gris. Ce rendu est l’un de nos favoris. Toutefois ce n’est pas ce que nous avons retenu pour la photographie présentée à l’IAPLC car les plants d’Eleocharis vivipara  qui s’y rejoignent à la surface nous ont permis de faire disparaitre la ligne de séparation entre l’eau et l’air.

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Pour un rendu proche du « terrestre » une grande feuille de papier à dessin bleu marine est éclairée par la rampe et deux spots de 23 w 6500°K.  Ceux-ci sont dirigés juste à droite ,vers le dessous de la surface. En procédant ainsi nous avons essayé de reproduire un lever de soleil. La prochaine fois nous le ferons avec un plexiglas, car la matière du papier était trop présente.

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Voici l’image que nous avons retenue pour garder une trace de ce projet. Nous avons utilisé une simple feuille de carton blanche, disposé à 20 cm derrière la vitre et légèrement inclinée vers le haut. La boîte à lumière qui a été utilisée pour la prise de vues s’est naturellement servie de ce fond comme un réflecteur. Cela a accentué l’effet lumineux et a permis de renvoyer de la lumière sur le fond en contrejour.

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Lorsque nous sommes revenus de notre escapade sur l’île de Yakushima, voici maintenant deux ans, nous n’avons eu cesse de  retranscrire en plusieurs projets ce que nous avions pu voir et ressentir.  Ce projet , se déroulant en trois étapes, allait nous permettre de réaliser trois aquariums, un trilogie que nous avons appelé Régénération.regeneration-23

Nos bacs, « La source », « le torrent », puis « la rivière » ont été les bases de nos futurs aquariums destinés à participer à l’IAPLC.

Ces aquariums étant des projets personnels, leur diffusion se fait via notre journal mais également via d’autres supports, comme le booklet ADA et tout récemment par le site FACT depuis l’annonce des les résultats du concours .

Régénération « La rivière »,  est le premier de cette trilogie.regeneration-164 Une souche de Desert Wood sert de point focal pour notre composition.

regeneration-161Un lot de 15 racines Desert Wood  servira de base à tous nos projets. Nous n’utiliserons pas toutes les pièces, mais pouvoir choisir entre elles nous permet d’ajuster finement notre paysage.

Voici pour commencer la  rétrospective de ce projet primé lors de l’IAPLC 2014, la réalisation, étape par étape du hardscape. Des serres- câbles d’électricien sont utilisés pour maintenir les racines en place . La racine centrale est quant à elle vissée directement sur la souche.

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Suivez la remise des prix en live sur Floraquatic ! Diffusion vidéos dès 5h30 en France et nouvelles photos tous les jours. Pour la première fois dans l’histoire des paysages aquatiqueun françaisGrégoire Wolinski, dont nous avions dressé un portrait pour mettre en avant son professionnalisme, est le premier Européen à remporter le plus prestigieux concours de paysages aquatiques.

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Grégoire Wolinski grand vainqueur de l’IAPLC 2014 le 24/11/2014 lors d’une rencontre organisée par Mr Masashi Ono en compagnie de Mr Dave Chow, Mr Long Tran Hoang, Mr Ngo Truong Thing et Jianfeng Zhang

Olivier Thébaud notre paysagiste de l’atelier de Floraquatic est également dans le top27 à la 17e place.

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Lundi 27 octobre 2014, Niigata Japon.L1211131

Mr Takashi Amano, créateur du concept de l’Aquarium naturel et fondateur et dirigeant de la société Aqua design Amano en compagnie de son épouse et de sa fille.

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Sumida Aquarium, Skytree tower Tokyo. 29 oct 2014.

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En attendant les résultats du concours, qui ne devraient plus tarder, nous sommes heureux de vous annoncer les chiffres de la participation 2014 à l’IAPLC organisé par ADA ( Aqua  Design Amano).  Avec 2320 participants pour 64 pays, dont 27 français,  2014 est l’année la plus fructueuse depuis le lancement de ce concours tant au niveau des inscriptions que du nombre de pays participants.

Cette année, avant l’annonce des résultats, les déclarations deTakashi Amano semblent ouvrir les portes d’un retour à l’essentiel. Depuis quelques années, avec l’apparition de véritables dioramas, le concept « d’aquarium naturel » prôné par Takashi Amano semblait quelque peupassé sous silence.

 Ce phénomène de mode exacerbé par l’utilisation de matériaux non naturels pour les paysages, l’absence parfois notoire des poissons, la structure des bacs, et la photographie, commençait à prendrele dessus sur le concept aquatique initial et la vision de la maintenance des aquariums .

Cliff Hui (Hong Kong), IAPLC 2012. 42 ème

Des aquariums proches de véritables paysages aquatiques comme celui présenté ci-dessus, reculent chaque année un peu plus loin du » top 27« . Pour pallier à cette dérive,Takashi Amano a décidé cette année de joindre une note spécifique à tous les juges de l’IAPLC.

Afin de préserver et de ne pas s’éloigner de l’esprit d’aquarium naturel » du concours, la première partie de la notation, auparavant plus conventionnellefondée sur » l’impression générale » de l’aquarium proposé et qui comptait pour 50% de la note, a été modifiée par le terme:  » impression de reproduction d’un environnement naturel et de l’habitat ». Takashi Amano revient plus précisément sur ce point dans une interview  publiée il y a un mois dans le prestigieux magazine japonais AquaLife.

Monsieur Takayuki Fukada du collectif  TAU (Tokyo Aquascape Union) lors de la NA party 2013

Nous avons eu la chance d’obtenir par un de nos amis, membre de la TAU, quelques extraits traduits de cet interview exclusif de Takashi Amano. Ses propos vont à contre courant de la mode actuelle des dioramas, à savoir ces aquariums représentant des scènes qui ont de plus en plus tendance à utiliser l’aquarium dans un esprit différent de » l’aquarium naturel ».

Sur ce point très important, Amano a l’impression que les aquariums sont de plus en plus uniquement réalisés pour la photographie du concoursCe sont des paysages dioramas, qui n’ont que quelques mois, parfois même moins, au moment de la prise de vue. Après avoir envoyé la photo pour le concours, l‘auteur refait de nouveaux paysages  et ce toujours avec pour seul objectif, le concours.

Amano ne s’oppose pas à ce genre de procédé mais il ne souhaite pas que ces paysages réalisés pour une image instantanée obtiennent de meilleurs scores que les autres car beaucoup d’entre eux, ne sont pas viables dans la durée .

Amano a beaucoup écrit sur ce sujet dela philosophie de  « l’Aquarium Naturel ». L’esprit en est simple: c’est un monde écologique miniaturisé qui reproduit l’équilibre naturel dans un aquarium. Là sont les racines et la définition de « Nature Aquarium ». Les juges du concours sontmaintenantobligés de mettre le principe de cette philosophie à l’ordre du jour, le mot « miniaturisation » ayant atteint son paroxysme.

Stjepan Erdeljic, IAPLC 2013.

Certains participants semblent effectuer  des bacs seulement dans le but d’avoir une idée novatrice que les juges remarquent, dans l’espoir d’obtenir de meilleures places, ceci souvent au détriment de » l’esprit » de l’aquarium naturelet de ses principes fondamentaux. L’aquarium naturel est non seulementun échantillon de nature mais aussi un lieu équilibré pour les poissons et un espace facile à entretenir sur une longue période.  Il est très difficile de réaliser un paysage capable de tenir sur la durée sans faire de changements.

Au premier regard la plupart des observateurs croient qu’il est difficile de réaliser un aquarium diorama, mais Amano pense qu’il est plus facile de créer uniquement pour  » l’instant présent « , sans  aucune projection d’évolution envisageable du paysage sur le long terme. Amano crée ses propres aquariums pour qu’ils puissent  être viables pendant un minimum de 3 à 5 ans. Son propre aquarium de 4 mètres a  maintenant 12 ans et pourtant, à le regarder, il est toujours aussi frais.

Aquarium Naturel par Takashi Amano, NA gallery, NIigata 2012

Le style de paysage « diorama »a sa place dans le paysage aquatique mais il ne doit en aucun cas devenir le principal, voir le seul style présent dans la compétition. Réaliser un véritable paysage aquatique est plus difficile que créer un diorama. Au premier regard, pour beaucoup d’entre nous, la scène aquatique peut  paraître juste dépouillée, elle peut dans le concours passer inaperçue; mais pour réaliser un véritable aquarium naturel, il faut tenir compte de l’évolution des plantes sur le temps. En revanche les dioramas se rapprochent de la photographie de paysage pur, à un point tel que le banc de poissons figé par l’image singe de plus en plus souvent des vols d’oiseaux passant devant un ciel bleu.

En effet, si le but final est simplement la réalisation d’une idée, le diorama est parfait et cela ne signifie pas qu’il soit mauvais. Pour cette raison Amano propose  pour les prochains concours de distinguer les dioramas des aquariums naturels, et pourquoi pas des terrariums, et de les juger séparément.

 

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Désormais habitués à nos rencontres avec ces aquascapers du bout du monde, il nous semblait important de reprendre la suite de notre tour de France des paysagistes aquatiques.

Continuons à nous intéresser à la FACT, ce groupe d’aquascapers dont nous vous avons précédemment parlé. Olivier Thébaud est l’un de ses membres.Olivier est l’aquascaper, le photographe et le rédacteur de Floraquatic. Nous allons, une fois n’est pas coutume, inverser les rôles et l’interroger. C’est pour nous l’occasion de vous le présenter sous un angle différentEn collaboration avec AQUAmag, certaines réponses ont été rédigées à l’occasion d’une interview réalisée pour le n°18  publié en 2013, faisant suite à sa performance lors de l’IAPLC 2012 (International Aquatic Plants Layout Contest) au cours duquel il a obtenu le meilleur classement français, se hissant à la 76ème place sur un total de plus de 2000 participants. 

IAPLC2012Local River, 2012

Le bac d’Olivier Thébaud, « Local River », peuplé de Stiphodon spp; et Microdevario Kubotai, a terminé 76ème au classement de l’IAPLC 2012, ce qui reste exceptionnel pour un Français. À noter que le rédacteur en chef d’AQUAmag*, Philippe Chevoleau, également membre du jury de l’IAPLC 2012, l’avait placé dans les 10 premiers de son classement.

FQ : Olivier bonjour! Tout d’abord permettez-moi de vous présenter. Vous vous appelez Olivier Thébaud, vous avez 42 ans et vous êtes photographe.  Pouvez-vous nous parler un peu de vous? Depuis quand et comment pratiquez-vous ce hobby passionnant?

OT:  Je  suis venu à l’aquariophilie directement par la pratique de l’aquascaping et ce depuis 4 ans.

FQ: Vous avez en peu de temps acquis une certaine expérience et votre place à l’IAPLC, avec votre bac « Local River  » arrivé 76ème sur plus de 2000, est une performance plus qu’honorable. Comment en êtes- vous arrivé a ce niveau?

OT:  En 2012 lorsque mon aquarium a obtenu ce classement, mon fils aîné m’a dit:  « Quand je pense que sans moi tu ne ferais pas d’aquarium »…  L’histoire a commencé par la demande que font tant d’enfants : « Papa, je voudrais un poisson rouge ». Je crois que tout est dit. Puis ayant banni l’idée du bocal dans la chambre de mes fils, j’ai fait quelques recherches sur internet.J’ai alors trouvé par hasard un Iwagumi de Takashi Amano ainsi qu’un élevage de Betta splendens. Ces deux découvertes m’ont immédiatement séduit et j’ai alors pris conscience qu’un aquarium peut être assez beau pour prendre place dans un séjour. En rentrant chez moi, j’ai montré tout cela à ma petite famille en disant simplement: « je vais vous faire la même chose! » Après, s’en est  suivi une succession d’erreurs et de tâtonnements avant de parvenir à des résultats acceptables.

_MG_3119 copyFQ : Combien d’aquariums possédez-vous actuellement  et combien de temps la maintenance de ceux- ci vous prend-elle? 

OT: Aujourd’hui, j’ai deux aquariums,  le premier est chez moi; jele dédie aux paysages aquatiques. Le second est à l’atelier où je sélectionne et hybride des crevettes de sélection.

FQ : Quel est, parmi vos réalisations, l’aquarium dont vous êtes le plus satisfait?

OT: Je crois que c’est « Régénération« , mon dernier projet. Il fait partie intégrante de ma démarche photographique et de ma vie. Le désir de photographier la nature est né en 2005 lors d’une promenade en Bretagne après les grandes tempêtes.Dans l’obscurité d’une forêt magique, les arbres encore debout étaient tous mortstandis que ceux qui étaient tombés et jonchaient le sol  avaient résisténon seulement ils étaient encore en vie, mais leurs écorces étaient devenuesle nid de jeunes pousses d’ arbres. 

Cette régénération m’avait subjugué. Sept ans plus tardtoujours aussi passionné de paysages aquatiques, j’ai eu l’occasion d’effectuer un voyage au Japon sur l’île de Yakushima. L‘envie de reproduire dans un aquarium la régénération également présente dans les sous-bois de la forêt de l’île, est devenue alors mon objectif principal.

RegenerationRegeneration, Japon 2012

FQ : Maintenant puis-je vous poser quelques questions d’ordre technique? Quel type de substrat utilisez vous?

OT:  J’utilise  uniquement de l’ ADA new amazonia pour mes bacs plantés et du Powder pour mon bac de sélection de crevettes.

FQ : Considérez- vous la filtration de l’eau comme une partie importante de votre travail ?

OT: La filtration est la partie la plus importante pour obtenir et maintenir l’équilibredu bac et, si un bon brassagelié à la filtration de l’eau est indispensable, c’est surtout le volume de cette dernière qui aujourd’hui m’importe. Je n’hésite pas à le doubler et à mettre en série les filtres. Ce procédé permet de limiter au strict minimum les changements d’eau; de plus il est ainsi plus simple d’obtenir la stabilité du milieu aquatique. Je viens de constater que moins je change l’eau d’un bac, plus vite poussent les plantes.

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Regeneration, 2014

FQ : Pouvez- vous nous expliquer brièvement la façon dont vous réglez vos aquariums depuis le début de leur conception ? Comment utilisez vous la lumière? Quels sont vos rythmes de changements d’eau jusqu’à ce que l’aquarium atteigne sa plénitude? Considérez-vous  l’apparition des algues comme normale et que faites- vous si vous constatez leur présence ?

 

 

 

OT:  Je commence mes bacs paysagés en fonction de leur  volume et du choix des plantes. J’ai énormément appris en faisant des erreurs et en observant. Encore aujourd’hui, je commence doucement à installer un bac sans engrais, sans Co2 et avec un éclairage minimum, tandis qu’à côté je compte  lancer un autre projet avec dès le début énormément de Co2 et d’engrais. Il n’y a pas de règles mais des désirs, des besoins. Soit on veut aller vite en se fixant un projet, soit on peut ne rien faire de bien défini et juste observer. Ces deux approches ont leurs atouts; le seul point important est d’être régulier et de ne jamais modifier plusieurs choses en même temps car, si un problème surgit, il devient alors plus délicat d’en connaître l’origine.

Lorsque j’ai débuté, j’éclairais un bac de 150 litres avec deux ampoules de 23 watts, avec peu de Co2 et peu d’engrais. Il n’y a jamais eu présence d’algues et la végétation se développait bien. Lorsque j’ai évolué dans ma pratique, les algues sont apparues dans les bacs et aujourd’hui je suis devenu expert en la matière, grâce aux expériences des uns et des autres ainsi qu’au partage des solutions. Cela m’aide beaucoup!

FQ : Avez vous une préférence pour un type de plantes ou une espèce de poissons?

OT: J’aime les plantes, mais une revient sans cesse dans mes bacs ; c’est  l’Eleocharis vivipara. Elle est difficile à dompter mais la grâce lorsqu’elle frôle la surface de l’eau est d’une poésie troublante. Bien dense, elle ressemble à une chevelure dans laquelle parfois il faut passer la main avec une infinie douceur pour la mettre en place tout  en prenant soin de ne pas l’arracher. Rassurez vous je vais bien, mais j’ai une relation assez particulière avec cette plante.

regeneration-21J’aime tous les poissons. Ils sont fascinants à observer lorsqu’ils évoluent avec leur habitudes naturelles dans un paysage cohérent. De plus si le décor est pensé pour eux, alors l’aquarium devient un véritable lieu de nature et de vie.

instagramDans mon premier aquarium Deep Rooted qui avait fini 2ème du CAPA en 2011, j’avais déjà des Stiphodons dans mes bacsces poissons m’accompagnent désormais dans la plupart des projets  que je fais et c’est en pensant à eux que je conçois mes paysages.

FQ : Quel type de fertilisant utilisez vous?

OT: J’utilise du fertilisant liquidej’ai un faible pour les produits Easy Life qui sont simples et très efficaces.  

FQ : Vous exercez le métier de photographe. Considérez-vous la photographie comme une étape importante en Aquascaping ? Préparez-vous méticuleusement vos prises de vues finales et avez-vous une technique particulière?

OT:  Je suis venu aux paysages aquatiques par la photographie. J’exerce ce métier depuis plus de 15 ans dans le reportage, la photo instantanée mais également dans le paysage. L’aquascaping est très lié à la photographie. Le premier point commun est l’espace: la photographie a un cadre, l’aquarium aussi. Les deux doivent avoir une composition, une âme… Un aquarium, comme une image, peut raconter une histoire. Pour le reste, j’ai découvert dans l’aquascaping un énorme panel de créativité. Il manquait peut-être cela dans la photographie que je pratiquais à l’origine et qui consistait à enregistrer le réel, sans jamais intervenir. Dans l’aquarium je choisis la population qui, selon ses besoins, va nécessiter un décor et une végétation particulière. C’est l’élément déclencheur. Puis ensuite rentre en jeu l’œil du photographe. Son habitude à composer avec le réel va l’aider à concevoir les décors. Mais en aquascaping, il s’agit de retranscrire des souvenirs, des impressions de promenades.

cropedregAu cours de l’évolution du paysage que je suis entrain de créer, je travaille avec des photographies « de face » que j’étudie longuement, car l’image permet de voir et de comprendre comment, en déplaçant une pierre, on peut créer de la profondeur, souligner quelque chose ou en étouffer une autre. Ce qui fonctionne sur une photo fonctionnera dans la réalité, alors que l’inverse n’est pas obligatoire. Grâce à la photographie, on peut observer les défauts et également partager l’évolution de son bac avec ses amis. Rien  ne vaut les conseils extérieurs, que ce soient ceux de mes amis français où étrangers qui pratiquent l’aquascaping, ou de ma famille. Une réflexion d’un de mes fils peut tout changer, car les enfants  ont un œil neuf, dénué de  préjugés et de contraintes. Le nombre d’or, ils s’en fichent !

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Photosynthèse, 2013

FQ : Pouvez-vous nous donner le nom de vos aquascapers favoris?

OT:   Takashi Amano, Masashi Ono, Yutaka Kanno, Minoru Yamagishi, Dave Chow, mes amis de la FACT et pleins de jeunes débutants comme ceux que je croise au Café Aqua sur Facebook. 

FQ : En dehors de l’Aquascaping avez- vous d’autres hobbys ?

OT: Oui; j’aime la musique, les sports de glisse.

FQ: Où trouvez-vous votre inspiration?

OT: Dans La nature et dans mon enfance. J’ai grandi non loin de  la forêt de Brocéliande. Au bout du jardin de la maison coulait un ruisseau; je partais souvent y pêcher les grenouilles muni d’un bâton et d’un chiffon rouge, et puis il y avait surtout  l’imposante et bruissante présence des arbres. La beauté était là.

Essayer de représenter la nature dans un espace délimité est un challenge passionnant qui, s’il est réussi, fait entrer un tableau saissisant et unique dans un interieur.illusion2-18Clisson, 2014

FQ : Pour terminer notre entrevue, auriez  vous un conseil à donner à un paysagiste débutant soucieux de progresser?

OT: Prendre le temps d’observer la nature, se promener en forêt car c’est ainsi que l’on peut sentir la nature etla retranscrire plus aisément. Ensuite regarder les aquariums qui vous plaisent, comprendre la disposition des plantes, essayer d’analyser assez méthodiquement les bacs les plus réussis. Puis se poser et réfléchir au décor que l’on souhaite obtenir.C’est la partie la plus créative: la conception et la réalisation. Le choix des matériaux est crucialune belle racine où une belle pierre peut être réutilisée de maintes façons. À partir de cet instant, lorsque vous avez déjà votreprojet en tête, vous avez la possibilitévous faire aiderPour ce faire, vous pouvez contacter des aquascapers que vous appréciez, via Facebook par exemple.

(*) Nous tenons à remercier AQUAmag  ( www.aquamag.fr/) pour nous avoir permis d’utiliser certaines des réponses faite par Olivier à Pascal Bonetti lors de l’interview réalisé en 2013. 

 

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Pouvoir partager avec vous les secrets d’un paysagiste aussi créatif que l’est Long Tran Hoang, est pour nous une grande satisfaction. Le contenu tiré de cette rencontre est conséquent et nous le  publions en deux parties; en voici la deuxième.

Première partie de l’interview 

Floraquatic: parlons un peu de Green Convergence. Cet aquarium a changé l’idée que nous avions  des paysages aquatiques dans le monde et de nombreux aquascapers depuis s’en inspirent.Pourriez-vous partager avec nous quelques images de la conception de cet »ovni » qui a terminé troisième lors de l’IAPLC de 2012? Quels sont vos secrets pour  maintenir en équilibre l’architecture de  cet extraordinaire décor ?

LTH: j’ai modifié le harscape de nombreuses fois; je n’ai donc pas tant d’images que cela. J’espère que celles que voici seront suffisantes pour expliquer mon travail . Afin de maintenir le décor en place, j’utilise des barres en inox, en perçant les pierres pour les tenir entre elles ainsi que de la glue. Les pierres de type Ohko StoneBlack Lava Stone sont tout à fait apropriées à ce genre de montage.

Floraquatic: vos projets « Delicate World » et  » Green Convergence »  sont une prouesse technique et esthétique de par leur construction. Avez-vous pratiqué beaucoup de tests avant de commencer ces bacs afin d’obtenir ce rendu ; combien de temps avez-vous passé pour concrétiser ces projets?

LTH: J’ai réalisé beaucoup de tests avec différents matériaux avant d’en arriver aux  hardscapes finaux. Pour ces projets Il m’a fallu deux à trois mois afin d’ajuster le décor définitif, en y consacrant quelques heures chaque jour et ce sans aucune contrainte de calendrier. C’est toujours le moment le plus intéressant de la création de mes aquariums. J’apprécie vraiment ces instants.
 

Floraquatic:  Pouvez-vous partager avec nous quelques détails?

Ici nous voyons les câbles utilisés pour rythmer, donner la position et la direction des Ohko Stone utilisées pour la fabrication de ce hardscape. À l’aide de barre en inox et de glu, les Ohko stones légères et faciles à modifier ont été le meilleur allié.

Floraquatic:  concernant votre façon  de concevoir vos projets et votre « philosophie », quelle est la chose la plus importante pour nourrir votre inspiration?

LTH: c’est sans aucun doute l’émotion que procure la nature. Je l’ai en tête de façon permanente et j’essaye toujours de faire ressortir cela dans mes projets. C’est à chaque fois mon challenge personnel.

Floraquatic: : lorsque l’on regarde vos aquariums, on découvre une ligne, une organisation mais le chaos est là, présent… Ce sentiment est très proche de la nature et c’est finalement ce que bon nombre d’artistes cherchent à obtenir: reproduire la nature dans sa complexité. C’est un « must » dans la pratique de l’aquariophilie et c’est ce qui fait que les paysages aquatiques, grâce à des créateurs  comme vous l’êtes, sont élevés au rang des pratiques artistiques. Les artistes utilisent depuis longtemps les mêmes matériaux que l’on retrouve dans les paysages aquatiques: le bois, la pierre, le végétal. Ceci est tout à fait contemporain.

 Au final,lorsque les plantes sont à terme, la seule trace qui permet de partager son travail avec les autres  est la photographie. La photographie est un plus, une prolongation naturelle du travail effectué ; elle aide à créer le hardscape, sert à sublimer ce  travail de création et à laisser une trace. Mais tout le monde n’est pas expert en photographie. Comment faites vous tout au long de vos projets?
 

LTH: je ne suis pas un bon photographe, j’utilise seulement mon téléphone pour prendre des images et je les ouvre sur un ordinateur pour constater les évolutions après des gros changements. Je demande de l’aide à des amis lorsqu’il s’agit de prendre une image qui conviendra pour l’IAPLC.

Floraquatic: l’aquascaping peut sembler être un hobby solitaire, mais lorsque l’on cherche un peu, on se rend compte que l’esprit de communauté y est important. En partageant et en échangeant des savoirs, le niveau de qualité des réalisations monte. Le Vietnam,par exemple, qui géographiquement est un petit pays comparé à la Chine est celui qui a une communauté réellement active et talentueuse. Il suffit de regarder les statistiques des participants à l’IAPLC et le nombre de bacs présents dans le top 100
 

LTH: oui, la communauté est très importante pour les aquascapers. Je suis très heureux car je peux recevoir beaucoup d’aide et de soutien concernant la maintenance grâce à la communauté vietnamienne. Toutefois actuellement, avec l’explosion des plateformes comme Facebook, l’échange est devenu international et simplifié pour partager nos expériences et nos passions avec des amis du monde entier. Tous, nous sommes une seule et unique communauté; nous  partageons les mêmes centres d’intérêt, le même amour pour la nature et nous prenons conscience ensemble de l’importance de l’écologie. Ceci crée le concept de « Nature-Aquariums  » comme nous les rêvons. En sept années de pratique, je suis vraiment heureux d’avoir eu la chance d’apprendre et de partager mon hobby avec beaucoup de paysagistes talentueux du  monde entier. Nous avons progressé ensemble sans aucune frontière. Je peux voir beaucoup de mes amis internationaux dans le top27, et non seulement des Vietnamiens. Ceci est à l’évidence la preuve que tout le monde peut créer un bon hardscape et figurer dans les meilleurs mondiaux; il suffit pour cela de trouver la méthode pour améliorer son travail.

Voici le dernier aquarium réalisé par Long Tran Hoang, après de nombreux déboires il n’a pas eu la possibilité le faire concourir cette année. Mais cette réalisation, dans la veine de ses précédentes réalisations nous a vraiment enthousiasmés une fois de plus.

Floraquatic: pour conclure, que recommanderiez-vous à un débutant où même à un aquascaper confirmé qui souhaite progresser?

LTH: d’après moi,faites-vous des amis, partagez votre passion avec les aquascapers. Via des groupes, essayez de progresser et participez à des concours nationaux et internationaux comme IAPLC et AGA…ceci vous ouvrira des portes et vous permettra d’élargir votre réseau. Une astuce pour ceci, via Facebook, ajouter à votre page petit à petit vos aquascapers préférés, ces amis virtuels de Facebook deviendrons alors un véritable réseau qui vous permettra de poser des questions ou d’obtenir les critiques qui vous feront progresser

Floraquatic: Merci ! Merci Beaucoup Long Tran Hoang pour cette rencontre très enrichissante !

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Pouvoir partager avec vous les secrets d’un paysagiste aussi créatif que l’est Long Tran Hoang, est pour nous une grande satisfaction. En effet, ce maître incontesté d’aquariums de conception révolutionnaire, a bien voulu nous accorder une interview. Le contenu en est si conséquent que nous publierons cette rencontre en deux fois.

Monsieur Long Tran Hoang, bonjour,

 Nous voudrions tout d’abord vous remercier d’avoir accepté, et ce malgré votre agenda extrêmement chargé, de nous accorder cette longue interview, nous offrant ainsi l’opportunité de présenter votre travail et votre vision de l’aquariophilie, en France. Ce premier contact nous a convaincu que, derrière votre immense talent, se cache un artiste passionné, à la philosophie toute contemporaine.

 

Connu du monde de l’aquascaping depuis longtemps, vos aquariums sont devenus aujourd’hui des références. Pour la première fois, une idée de conception très particulière a révolutionné l’histoire du paysage aquatique et ouvert de nombreuses voies, apportant un nouveau souffle de créativité dans le monde du design aquatique.

 

Floraquatic: Malgré cela, pour les français qui ne vous connaissent pas pourriez vous nous parler un peu de vous?
LTH : Bonjour à tous, mon nom est Long Tran Hoang, je suis Vietnamien et j’ai plus de sept années d’expérience en aquariophilie.

Into the green 155x81x50 cm ©Long Tran Hoang

N°8 IAPLC 2010

Floraquatic: Quel est votre occupation principale?

LTH: Je suis architecte.

Floraquatic: Combien d’aquariums avez-vous aujourd’hui et à quoi sont-ils destinés?

LTH: J‘ai trois aquariums, deux sont dans mon salon principal, ils ont respectivement 650 et 180 litres. Le troisième, de 930 litres, se trouve dans le salon familial. Deux de ces aquariums sont utilisé pour l’IAPLC, celui de 650 litres pour l’IAPLC 2011 et celui de 930 litres pour l’IAPLC 2012; l’autre me sert à tester des plantes.

Floraquatic: Combien de temps par jour dédiez-vous à votre passion?

LTH: Actuellement je réalise seulement un aquarium par an pour la compétition. Pendant la période finale je passe environ deux à trois heures par jour sur l’aquarium qui sera envoyé à l’IAPLC. Les autres ne me demandent pas plus de trente minutes d’attention chaque jour.

Floraquatic:  Passons à quelques questions d’ordre technique: La lumière est-elle pour vous un point important et que recommanderiez-vous comme rapport puissance/temps d’éclairage?

LTH: J’utilise des T5 HO pour mes aquariums.

Je n’ai aucune règle précise pour la durée d’éclairage. J’adapte la situation pour l’aquarium concerné pour la durée d’éclairage la plus adaptée possible. Mais habituellement j’éclaire entre huit et dix heures par jour durant les deux premiers mois. Avant une photo finale je peux même aller jusqu’à éclairer vingt heures l’aquarium.

Floraquatic: Est-ce que la filtration est une partie importante pour vous et que recommandez-vous en matière de puissance et de taille? Quel type de masse filtrante utilisez-vous?

LTH: J’utilise beaucoup de filtres pour mes aquariums. Deux gros filtres de 65w, avec une contenance de 23 litres chacun pour mes bacs de 930 et 650 litres. Pour mon 180 litres j’utilise seulement un filtre de 23 w et de 7 litres.

Floraquatic: Quel type de substrat utilisez-vous?

LTH: Seulement de l’Aqua Soil ADA.

Floraquatic: Quel type de fertilisation adoptez-vous et quand commencez-vous à la mettre en oeuvre ?

LTH: J’utilise également la gamme ADA de fertilisant. Je commence la fertilisation dès le lancement de l’aquarium et j’adapte la quantité de produit en fonction du nombre de plantes aquatiques qui sont dedans.

Floraquatic: Les algues semblent absentes de vos réalisations, comment agissez-vous lorsque vous en découvrez?

LTH: Je suis extrêmement attentif à la propreté du hardscape et des plantes…avant chaque mise en eau et pendant tout le développement de mes projets. C’est ma façon de protéger mes aquariums de toute source externe d’algue. Cette surveillance est complétée par une observation quotidienne, ainsi je décide de la fréquence et de l’importance des changements d’eau, de la fertilisation et si le temps d’éclairage est suffisant.

Si je découvre quelques types d’algues que ce soit, je vais effectuer plus de changements d’eau, je réduis la fertilisation et je baisse la durée d’éclairage.

Dans de très rares cas, si je suis face à une invasion d’algues, j’utilise du Phyton Git de chez ADA;

Floraquatic: Le hardscape est le squelette du paysage aquatique. dans votre cas peut -on comparer votre hardscape à l’architecture de votre aquarium?

LTH: Je considère la hardscape comme la structure de mon aquarium, c’est en effet similaire à une démarche architecturale. En cela je cherche les moyens techniques les plus adaptés à la réalisation du décor et maintenir stable la forme que j’ai souhaité obtenir. J’utilise pour cela des matériaux comme la super glue, des barres en inox etc.

En même temps mon décor est juste un support, une base pour les plantes aquatiques. En cela il doit être pensé et convenir à la liste des plantes que j’ai décidé d’utiliser pour chaque arrangement. Un aquarium est réussi, à mon avis, lorsque le décor montre la beauté des plantes aquatiques que j’ai choisi d’utiliser.

Floraquatic: Vous êtes influencé par la nature luxuriante mais vous êtes également un véritable concepteur. Pouvez-vous nous dire quelles sont vos sources d’inspirations?

LTH: Mes projets, chaque année, expriment ma vision de notre monde et de l’environnement naturel. En ce qui me concerne, un aquarium réussi ne doit pas seulement être beau, mais il doit aussi exprimer d’autres sentiments au regard du public. Cela sous-entend que le paysage montre mon expérience dans la vie au quotidien, mon point de vue par rapport aux relations et à l’interaction qu’il y a entre l’homme et la nature. Il exprime également ma désolation de voir que nous détruisons les beautés de la nature et l’espoir qu’un jour cela cesse.

Pour illustrer mon propos, en 2011, mon aquarium a tenté de réunir les convergences qu’il y entre la terre et est le ciel dans notre monde en réponse à la colère de mère nature; les tempêtes, les tremblements de terre… avec un message: nous appartenons à un monde saisissant, magnifique, précieux mais si fragile.

Après ce paysage aquatique, j’ai voulu apporter au public une réflexion tant sur la beauté que sur la fragilité du monde dans lequel nous vivons.

Trouver une bonne idée pour réaliser un décor est difficile, mais trouver le matériel nécessaire pour sa réalisation est d’autant plus ardu. Le plus délicat était de trouver la manière d’utiliser les matériaux pour exprimer notre sentiment au regard du public.

En ce qui me concerne c’est toujours un processus très long qui demande du temps et des efforts pour retranscrire l’émotion et le sentiment de la nature. Certaines idées resteront toujours au stade d’idées car je ne peux trouver de solution à leurs réalisations et qu’il m’est impossible d’obtenir les matériaux nécessaires. A contrario, si un aquarium est réalisé avec moins de temps, moins de concentration, un manque de sentiment et de naturel, alors cet aquarium deviendra un aquarium sans âme.

 

©Long Tran Hoang

Delicate World 150 (L) x 81 (l) x 48 (h)cm

N°1 IAPLC 2011

Plantes:

Glossostigma elatinoides

Hydrocotyle sibthorpioides


Marsilea hirsuta


Marsilea quadrifolia


Bolbitis heudelotii


Sagittaria subulata sp.

Poissons & Invertébrés
Hyphessobrycon amandae

Neocaridina heteropoda var
.

( la suite de notre rencontre avec Mr Long Tran Hoang sera publiée la semaine prochaine)

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Comme nous l’avons précisé la semaine dernière, l’IAPLC est le plus grand concours de paysages aquatiques au monde et aussi celui qui monopolise la plus grande attention de tous les paysagistes. Le palmarès final étant chaque année des plus relevés, atteindre le fameux TOP 7 est une véritable prouesse technique mais aussi et c’est cela qui rend ce concours incontournable: une prouesse de créativité.

Cette année le premier prix a été attribué  au jeune et très talentueux Jianfeng Zhang pour son sublime travail qui, une fois n’est pas coutume a fait l’unanimité  : Amazon.

Si les résultats des différents votes sont globalement cohérents, il est assez pertinent de noter que lorsque l’on approche du top 7 les différentes étapes deviennent indiscutables.

Les sept aquariums finalistes, sont donc projetés à la fin de la cérémonie.

Le public présent va donc ajouter aux voix des juges, des revendeurs ADA, des participants un dernier vote. Les résultats se jouant à quelques points près, cette étape, certes symbolique peut parfois changer la donne.

 

Le public va donc, a l’abri des regards et avec le plus grand sérieux voter pour son bac favoris.

Une fois ceci effectué, les bulletins vont être dépouillés et après un entracte les résultats sont annoncés.


Cette année c’est donc un jeune Chinois, Jianfeng Zhang qui remporte le prix. Avec une nette avance au niveau des points face aux autres finalistes.

Amazon

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Un bac somptueux qui a fait l’unanimité, nous reviendrons plus tard  sur la conception  de ce bac sublime.

Les autres finalistes sont également invités à présenter leur aquariums au public.

Ici Yutaka Kanno, un maître des paysages aquatiques, membre du groupe Aquatic Layout Freaks  et habitué du top 7, vient présenter sa dernière création.


Les grandes nations du paysages aquatiques restent pour la plus grande majorité asiatique, il est interessant de noter que le France avec ses 27 participants et ses 8 pré-finalistes et ses 2 finalistes est en progression constante.  Bravo donc à la French Connection  pour ce classement !

76 : Olivier Thebaud
96 : Teddy Navaro
110 : Pascal Bonetti
113 : Michäel Leroy
165 : Ulrich Poupin
171 : Swee Lim Cheah
193 : Geoffrey Defaye
199 : Robert Jonathan

Voici une galerie qui présente les 7 finalistes du premier au septième.
Dans l’ordre Jianfeng Shang / Chine, Siak Wee Yeo / Malaisir, Long Tran Hoang / Vietnam , Son Pin Chen / Taïwan, Yutaka Kanno / Japon, Duc Viet bui / Vietnam,  Truong Thing Ngo / Vietnam…

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Le premier contact se fait par téléphone, puis Grégoire Wolinski nous ouvre les portes de son appartement dans le Val de Marne. Chez lui, l’accueil est chaleureux et la passion semble hanter les lieux. Connu sous le pseudo de Ceed, après avoir passé une année a réaliser des dizaines d’aquariums pour le magasin Truffaut Ivry, Grégoire vient de monter son entreprise de création et d’entretien d’aquarium: Aquaceed.

Connu dans le monde des paysages aquatiques pour ses réalisations personnelles et ses prises de risques artistique. Grégoire est aussi un professionnel qui vit de sa passion. Une chose rare et qui mérite qu’on s’y attarde. Car c’est grâce à ce genre de personne, habité par la nature, l’eau, les bords de rivières depuis sa plus tendre enfance que la passion de l’Aquascaping se transmet aujourd’hui dans des maisons, des appartements qui, à priori n’étaient pas forcément disposés à cela. 


Aquascaper

Avant toute chose Grégoire est un aquascaper et pas des moindres puisqu’il gagne chaque année de nombreux concours dans toutes les catégories. Du CAPA aux Nano Polish Contest ses aquariums font l’unanimité des amateurs et des connaisseurs éclairés.

Grégoire a grandi en Pologne, au bord d’une rivière et si déjà il aime passer des heures le nez collé à la vitre de l’aquarium d’un de ses voisins, ce n’est que plus bien plus tard, en s’installant entre Paris et la Marne, à Champigny, qu’il se passionnera pour les paysages aquatiques.
La vie citadine, la quête d’une nature passée le plongera directement dans la passion des aquariums naturels. C’est avec une grande soif de connaissance et de partage que Grégoire va franchir très rapidement les étapes et en deux ans devenir une des figures de proues du paysage aquatique français.

The Slow Death of a Root


Installation d’Aquarium Naturel chez des particuliers

Puis de fil en aguille l’idée se précise, après avoir fait ses armes dans divers enseignes parisienne tel que Turffaut Ivry et réalisés des dizaines d’aquariums, c’est décidé Grégoire ouvre son site officiel. Partager sa passion et rendre accessible à tous le concept de l’Aquarium Naturel est l’élément fondateur du choix qui l’amène à monter son entreprise Aquaceed, littéralement « la graine aquatique ».

C’est avec talent et professionnalisme que Grégoire Wolinski conçoit, installe et entretient les aquariums de ses clients.
En s’adaptant aux contraintes des lieux, au choix de ses clients, Grégoire arrive à apporter de vrais bouts de rivière dans des lieux qui a priori n’y étaient pas destinées.
Avec un grand professionnalisme ces aquariums, pensés pour être simple à entretenir et pour avoir en permanence une esthétique irréprochable sont à chaque fois surprenants de cohérence, de simplicité et de beauté.


Entretien

Réalisé souvent en connaissance des disponibilités, des contraintes et des envies de ses clients, l’entreprise Aquaceed vous conseillera pour entretenir régulièrement votre aquarium et si vous le souhaitez, de le faire pour vous, ce qui est alors la garantie d’avoir dans votre salon, votre bureau où autre pièce, un véritable bout de nature devant vous, pour ceux qui ont la chance de l’avoir vu, de véritable création artistique vivante.


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Notre présence lors de la cérémonie de L’IAPLC 2012 nous a avant tout chose permis de passer du virtuel au réel. Mettre des visages, rencontrer et parfois pouvoir discuter avec les plus talentueux des paysagistes aquatiques. Jianfeng Zhang, le grand gagnant de cette année est une des personnes que nous avons pu croiser. Personnage timide, sympatique et généreux , Jianfeng nous a donc accordé un interview et confié quelques-uns de ses secrets ….

M. Jianfeng Zhang, tout d’abord, je voudrais vous remercier de nous donner l’occasion de présenter votre travail et votre vision aux  aquascapers francophones.

Pour commencer, alors que  beaucoup de monde découvre actuellement votre travail grâce à votre première place lors de l’IAPLC 2012 et également de l’AGA Aquascaping Contest que vous venez également de gagner.

Floraquatic : Pouvez-vous nous parler un peu de vous, votre âge, où vivez-vous, votre travail est-il en relation avec votre passion et depuis combien de temps êtes-vous paysagiste aquatique ?

JZ : J’ai 29 ans, je vis à Macao, en Chine. Je viens d’ouvrir un magasin d’aquarium et donc j’ai la chance de travailler dans un domaine qui est également ma passion. J’ai commencé la réalisation des paysages aquatiques il y a 6 ans.

Floraquatic : Avez-vous une pièce dédiée chez vous, combien d’aquariums avez-vous et ont-ils une utilisation spécifique?
JZ : Oui, j’ai effectivement deux aquariums chez moi. Un, est destiné à mon paysage aquatique et l’autre à la maintenance de plantes.

Floraquatic : Combien de temps consacrez-vous par jour à vos projets personnels?
JZ : A peu après 1 heure quotidiennement.

 

AMAZONE a fait l’unanimité dans tout le monde aquariophile et celui de l’aquascaping.

Avec un tel travail de perfection et de rendu, vous brisez ainsi la frontière qui existe entre les adeptes du paysage terrestre et ceux qui ne jurent que par les paysages purement aquatiques, ce qui signifie beaucoup.

 

Floraquatic : Avez-vous eu cette idée en recoupant des matériaux, tels que les racines que vous aviez sous la main, ou bien avez-vous d’abord eu l’idée du décor puis avez-vous cherchez les éléments pour le constituer?
JZ : L’idée est venue avant, en découvrant un paysage dans un livre de Takashi Amano  The Last Amazon.


Maintenant votre travail est connu dans le monde entier. La composition générale est juste incroyable , puis viennent les plantes, les poissons et à la fin les détails nombreux . Tout ceci ne faisant qu’un. Au milieu des 200 aquariums qui furent présentés, lors du vote des participants, votre aquarium est celui qui est sorti du lot de façon assez radical, cette avance ne l’a plus quitté. D’une vignette sur un écran, à une photographie géante projetée sur un grand écran votre aquarium a fait l’unanimité.  Ce qui est finalement assez rare dans un monde où la subjectivité artistique compte beaucoup.

En règle générale le hardscape est le squelette des aquariums plantés.


Floraquatic : Voudriez-vous partager avec nous des images des différentes étapes qui ont constitué l’élaboration d’Amazon?
JZ : Voici la première, la disposition des racines qui vont devenir les supports principaux du décor Amazon.

Floraquatic : Après la première plantation faites-vous beaucoup de changements?
JZ :  Les seules modifications que j’ai effectuées ont eu lieu au niveau du chemin, le reste de l’aquarium est resté le même.

Floraquatic Les détails sont particuliers dans votre création, quand commencez-vous à les travailler, depuis le début ou quand la disposition globale est faite ?

JZ : Tout d’abord je travaille sur la composition dans son ensemble puis une fois celle-ci réalisée je commence à m’attarder sur les détails au fur et à mesure. Cette partie du travail est omniprésente jusqu’à la prise de vues finales. Mais il est important de dire que la structure principale du paysage a été achevé 2 semaines après la configuration initiale.

Floraquatic : L’utilisation de Riccardia chamerdryfolia est juste étonnante; avez-vous une technique particulière pour son entretien ?

JZ : J’ai en effet utilisé de la Riccardia chamerdryfolia qui pousse très lentement et exige une eau d’une qualité irréprochable. Comme elle pousse doucement aucune taille n’a été nécessaire du lancement de l’aquarium à la prise de vue finale. J’utilise de l’engrais liquide ADA special Shade et j’effectue des changements d’eau très réguliers

Floraquatic : Les algues semblent être absentes de votre aquarium, les mousses sont spécifiquement sensibles aux algues, comment vous débrouillez-vous quand vous en voyez apparaîtres ?
JZ : Le seul secret est de remplacer de l’eau 2 fois par semaine pour garder les algues, loin…


Floraquatic : Quelques questions techniques, avez-vous quelques produits spécifiques où des outils qui ont changé la maintenance de votre aquarium ?
JZ : J’utilise quatre filtres puissants pour maintenir l’équilibre.

Floraquatic – La filtration est donc importante pour l’écosystème, comment la considérez-vous ?
JZ : Comme la partie la plus importante.

Floraquatic : Quel genre de la fertilisation préférez-vous ?
JZ : La fertilisation liquide a ma faveur.

Floraquatic – La photographie de votre aquarium est simplement sublime, le prolongement naturel de ce travail et la trace qui restera de ce paysage unique. Combien de jours avez vous consacré pour préparer « la dernière » photographie ?
JZ :  J’ai pris autour d’une semaine pour préparer et prendre l’image du concours.

Floraquatic : Quant à votre philosophie:
Quand nous regardons vos aquariums, nous pouvons sentir une ligne réelle, de la composition, aux détails, tous semblent être naturellement ici, à sa place même si nous sentons le chaos de la vie, l’organisation semble être si naturelle, probablement la nature elle-même pourrait être inspirée par votre propre art.
Avez-vous pratiqué beaucoup avant la réalisation de cet effet naturel ?
JZ : Le paysage repose sur l’impression des arbres, pour avoir l’air naturel j’ai donc travaillé l’effet « parapluie » de la Riccardia.

Floraquatic : Combien de temps vous a-t-il fallu pour monter le hardscape ?
JZ : Cela  m’a seulement pris 2 heures  environ.

Floraquatic : L’Aquascaping peut  apparaître au premier coup d’œil comme un passe-temps solitaire mais en fait l’esprit communautaire est important. En partageant et échangeant le  niveau progresse, avez-vous travaillé seul, avez-vous des amis que vous rencontrez ou échangez-vous par Internet ?
JZ : J’échange en permanence avec mes amis, les idées, la conception, toutes les étapes et je tiens vraiment compte de leurs remarques et de leurs recommandations. En procédant ainsi je ne travaille pas seul.

Floraquatic : Pour finir, que diriez-vous à jeune aquascaper qui rêve devant votre aquarium ?
JZ : Si un jeune squascaper veut concevoir un paysage pour la compétition, alors il doit respecter les rêgles du concours et les attentes des juges, mais si il veut le faire uniquement pour son plaisir alors il n’y a aucune rêgle à respecter que celle de se faire plaisir !

Floraquatic : Merci beaucoup

Amazon – 1st IAPLC 2012 / 1st AGA Aquascaping Contest 2012 120 X 50 X 50

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Renato Kuroki, est un aquascaper sans frontière, né au Brésil, il a vécu 18 ans au Japon, sa terre originale. Pays où il a établi son premier contact avec les paysages aquatiques dès 2005 à la Nature Aquarium Gallery de Niigata, puis initié à la pratique avec Minoru Yamagishi en 2006.

Il devint ensuite membre du collectif japonais  « Layout Freaks »  aux cotés des plus grands aquascapers japonais tel que Maitre Minoru Yamagishi ,Yutaka Kanno, Akira Yamagishi, Juynichi Itakura, Hidekazu Tsukiji et tous les autres. Puis après avoir établi de nombreux contacts au japon et avec le team ADA il a décidé de retourner au Brésil où après avoir collaboré avac ADA Brésil et Aquamazon il a décidé de se lancer dans une carrière solo.

Bonjour Renato Kuroki! Pour commencer je voudrais vous remercier de nous consacrer  ce temps et ce malgré votre agenda très chargé actuellement au Brésil.

Le plaisir est pour moi, merci de m’offrir l’opportunité de présenter à vos lecteurs mes travaux.

Pour commencer et pour ceux qui ne vous connaitriez pas, pouvez vous nous parler un peu de vous? Votre âge, où vivez vous, votre travail et depuis quand êtes vous tombez dans la pratique de ce hobby passionnant?  

J’ai 41 ans, je suis né au Brésil mais j’ai vécu 18 ans au Japon. Mon premier contact avec les Aquariums Naturels a eu lieu en 2005  à la galerie ADA à Niigata puis un an plus tard avc Maître Minoru Yamagishi qui m’a introduit et enseigné l’art japonais des paysages aquatiques. Depuis 2010 je vis à Sao Paulo, au Brésil, où je travail pour promouvoir l’Aquarium Naturel.

Combien d’aquarium maintenez vous actuellement  et combien de temps  dédiez vous pour la maintenance de ceux ci? 

Actuellement j’ai 4 aquariums, mais il ne me demande pas beaucoup de temps, les projets pour les concours sont plus élaborés et demandent plus de soins et de temps. Je dirais plus où moins 1 à 2 heures par jour.

Quel est, dans vos réalisations, l’aquarium dont vous êtes le plus fier? 

Mon préféré est « Ancient Forest », produit en 2009. Il m’a fallu beaucoup de temps pour concevoir le design et ce fut un apprentissage très enrichissant pour moi.


Ancient Forest, 13 novembre 2008
Ancient Forest, 14 décembre 2008

Ancient Forest, 2009 


Maintenant si vous n’y voyez pas d’inconvénients quelques questions d’ordre technique :

Quel type de substrat utilisez vous?

J’utilise la gamme complète de substrat et engrais ADA. On peut facilement obtenir un bon équilibre et il est plus aisé de réaliser son décor.

Considerez vous la filtration comme une partie importante?

Je pense qu’il est primoridial  d’atteindre l’équilibre biologique de l’aquarium, l’ecosytem. Pour cela la filtration est peut être le facteur majeur.

Qu’est ce que vous considerez également comme très important lorsque que l’on démarre un aquarium? 

Le sytème d’éclairage, le CO2 sont également des éléments fondamentaux pour obtenir un bon équilibre dans l’aquarium, le bon ecosystem.

Avez vous un type de plantes et une espèces de poisson favorits? 

J’aime beaucoup les Cryptocorynes Wendtii et les Ramirezi Microgeophagus.

Pouvez vous nous expliquer brièvement la façon dont vous réglez vos aquariums dès le départ? Comment utilisez vous la lumière? Quels sont vos rythmes de changements d’eau jusqu’à ce que l’aquarium atteigne la maturité? Est ce que vous considerez l’apparition des algues comme normal et que faites vous  à ce moment là? 

Dès le départ j’ai commencé en utilisant 100% de la lumière, depuis ce temps là je n’ai jamais changé de méthode. Habituellement j’utilise de l’eau de conduite, mais je fait tourner le filtre dans un aquarium déja cylé pendant au moins un mois avant de démarrer un nouveau bac. Pour les changements d’eau le premier mois  je change deux fois par semaine 30% du volume, puis à partir du deuxième mois, 30% chaque semaine. Pour les algues je les contrôle manuellement dès leur apparitions avec une brosse et une pince et j’ajoute des herbivores tel des Crossocheilus siamensis, des Otocinclus,  des crevettes et de la patience.

Quel type de fertilisant utilisez vous?

Pour le sol ADA j’utilise les engrais liquide de chez ADA ( brighty K, Step1; Step 2, ECA); Pour les autres substrats j’utilise les fertilisants Seachem.

Les mousses sont très singulières dans vos créations, quel type de mousse utilisez vous et avez vous une technique particulière pour leur donner cet aspect si naturel que vous voudriez partager avec nous? 

J’aime énormement les mousses, car elles sont versatiles et participent à créer des atmosphères de mystère. Ma mousse préféré et la vesicularia sp (nambei moss) et j’utilise également  de la Fontinalis Antipyretica. J’aime  l’impression que donne une mousse attaché à une branche mais je n’aime pas quand il y en a de trop, car je trouve que cela ne rend pas toujours très naturel. Pour créer cet effet, j’accroche  d’abord les mousses aux racines avec du fil de coton qui va finir par pourrir quand les mousses vont finir par s’attacher d’elles mêmes, puis je brosse et « épile » les mousses pour donner un effet plus naturel.

Concernant votre philosophie:

Lorsque l’on regarde vos paysages aquatiques, on peut vraiment ressentir la nature, le coté sauvage, les éléments semblent être arrivés là naturellement , la main de l’homme et même l’aquarium ce font complètement oublier. Par contre lorsque l’on regarde de plus prêt ont découvre une véritable organisation, ce que l’on pourrait nomme « un chaos organisé ». Cette capacité à retranscrire la nature sans pour autant montrer un paysage réel, tendre ainsi vers un imaginaire est très rare et ce qu’il y a de plus difficile en aquascaping.

Avez-vous beaucoup pratiqué avant d’obtenir ce résultat de « naturel »? 

Merci pour vos commentaires! En effet j’ai beaucoup pratiqué au Japon et je crois que le sens de la nature est très aiguisé au japon. Ma rencontre avec Maître Yamagishi m’a beaucoup aidé en m’enseignant le sens de la nature « shizen n’a kanji ». Pour mon paysage  » Ancient Forest » j’ai du passer huit heures à étudier le positionnement naturel des pierres dans la nature. L’apprentissage de la nature est un enseignement sans fin.

Quel type d’expérience avez-vous eu au Japon ?

J’y ai découvert les Aquariums Naturels en 2005 et ma pratique débuta en 2006 aprės ma visite à la galerie ADA et ma rencontre avec Maître Yamagishi Minoru qui m’a invité à rejoindre son groupe de paysagistes aquatique. J’ai eu ainsi l’opportunité d’apprendre auprès des plus grands noms de l’aquascaping au Japon : Akira Yamagishi, Yutaka Kanno, Hidekazu Tsukiji, Juynichi Itakura et pleins d’autres aquascapers talentueux. J’ai pu connaître Mr Takashi Amano grāce à mon Maître et plus tard en 2009 et 2010 étudier lors des séminaires ADA.

Où trouvez vous l’inspiration pour créer vos bacs? 

L’inspiration pour créer est dans la nature, les voyages que j’ai réalisé  et également au travers de photos et de vidéos.

J’essaye d’utiliser les images que j’ai en tête pour créer mes aquariums mais je n’aime pas reproduire les images à l’identique. Il y a une grande part d’imaginaire qui intervient au moment de la réalisation.

L’Aquascaping peut apparaître comme un hobby solitaire mais il n’en n’est rien, il semble que les communautées soient très importantes et actives. En partageant et échangeant le niveau augmente, comme nous le savons tous des pays comme le Japon , Hong Kong, le Vietnam , la Chine par exemple sont connus pour cela. En Europe , la Pologne  et plus généralement l’Europe de l’Est sont très créatifs, dynamiques comparé à l’Europe de l’Ouest.

Le Brésil semble être à la pointe du mouvement aujourd’hui . Pouvez-vous nous en dire plus? Avez-vous des groupes, des événements , des compétitions? 

En effet nous vivons un moment important au Brésil actuellement. Ces derniėres années nous avons progressivement gagnés des places dans les concours internationaux. En 2011 nous étions 5 classés dans le top 100 IALPC. Ce qui est remarquable pour nous, nous avons également un concours national annuel le CBAP, ainsi que deux réunions dédiés aux paysages aquatiques: EAB et Aqualon.

Les groupes d’Aquascapers devenants quand à eux de plus en plus actifs et grands. Je peux en citer deux: GAP (Ponta Grossa City Aquascapers Group) et Aqualon ( de la ville de Londrina), je suis sur que plusieurs autres groupes sont entrain de se créer un peu partout au Brésil.

La photographie est un art, mais c’est avant tout une trace, la mémoire: pour l’histoire, pour nos albums de famille mais également pour ces paysages aquatiques qui sont réalisés dans un temps limité, qui évoluent et qui disparaissent un jour, la photographie est la façon la plus efficace pour pérénniser ces décors imaginaires et éphémères. Vous m’avez confié photographier avec une chambregrand format, ce qui n’est pas le plus simple des appareils photos actuellement!

Considérez vous la photographie comme une étape importante en Aquascaping et préparez vous méticuleusement vos prises de vues finales et avez vous une technique particulière?

J’ai en effet pris l’habitude au Japon  d’utiliser une chambre photographique avec le groupe  » Layout Freaks » , nous avons 4 appareils (3 chambres 4/5″ et 1 chambre 8/10″) et nous avons à proximité les films et les laboratoires pour traiter cela. Ceci est malheureusement impossible au Brésil. Je pense par contre que le plus important n’est pas l’appareil qui est utilisé mais la lumière. Pour cela j’utilise des flash puissant et une boîte à lumière  type « Haze box » que je me suis fabriqué moi même et que je dispose au dessus de l’aquarium pour une meilleur utilisation de la puissance des flashs.

Pouvez-vous nous donner le nom de votre (vos) aquascaper(s) favorit?

Minoru Yamagishi, Yutaka Kanno, Mashashi Ono, Dave Chow, Cliff Hui

En dehors de l’Aquascaping avez- vous d’autres hobby?

Je chante et je joue de la guitare.

Je vais vous donner une liste de môts et dites moi ce qui vous vient à l’esprit?

Takashi Amano : Génie

Aquariums Naturels : Passion

Yakushima : Inspiration

Fukushima : Mes racines et des gens merveilleux .

Amazonia : Durabilté

Ecologie : Conscience

Photographie : L’Art de voir le monde

Lily Pipe : Beauté

Forum : Information?

Compétition : Amélioration

Art : Aquascape


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