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Depuis plusieurs semaines nous avons débuté l’installation de l’aquarium « Sombre Rivière« ,  projet particulier conçu comme un échantillon  de nature dans le but d’y maintenir un groupe de bettas sauvages.Il est en effet possible de réaliser des bacs » paysagés » pour maintenir dans les meilleures conditions de vie des poissons extraordinaires. Elever les Bettas de souche sauvage est un challenge que nous avions en tête depuis longtemps .

Ces bettas qui fascinent tant d’amateurs et d’éleveurs passionnés, nous sont parvenus il y a quelques semaines déjà.

S’agissant d’un premier essai ,nous avons sélectionné des très beaux Betta Imbellis, appelés « combattants pacifiques » ou  » Plakat » chez  les habitants de l’île de Kho Samui en Thaïlande. Ces bettas sont moins fragiles et moins rares que bon nombre d’espèces parfois en danger lorsqu’ils sont à l’état sauvage. Nos poissons sont tous nés en élevage et proviennent d’une animalerie avec laquelle nous avons établi une relation de confiance. Le responsable est un passionné qui partage notre intérêt pour ce type de Betta au comportement très intéressant. La réalisation d’un paysage environnemental qui ne le perturberait pas a été notre principal soucis  et  nous a permis de l’observer sans le déranger.

Plus fréquemment élevés par des aquariophiles soucieux avant toute chose de la reproduction, ces animaux sont souvent préservés dans des conditions où l’on privilégie la maintenance au détriment de l’aspect naturel de leur espace environnemental.

C’est en remplaçant les traditionnelles noix de coco fréquemment utilisées dans les bacs, par des racines possédant des excavations et c’est en pensant à la disposition du décor en fonction des besoins des poissons que nous avons créé ce premier bac « Sombre Rivière ». Nous avons constaté que les poissons ont très rapidement pris possession des lieux. Cependant,contrairement aux bettas splendens que nous trouvons en animalerie, ces poissons un peu timorés se sont un peu retrouvé à l’étroit dans cet espace clos. La promiscuité générant un stress, le groupe passait la plupart du temps tapis dans la pénombre ce qui rendait toute observation impossible. Nous avons alors pris la décision de déplacer donner à ce projet des dimensions adéquates en essayant de conjuguer maintenance et observation.


C’est avec des éléments rarement  proposés dans les bacs des paysagistes aquatiques que nous avons décidé de concevoir cet aquarium, entre lowtech et biotope. L’usage  du substrat récupéré de notre bac « Halloween sur l’Amazone« , recouvert d’une couche d’Aquasoil Africana powder, d’ une grande gamme de Cryptocoryne ainsi que des racines Savane vont parfaitement convenir à ce type de projet.

Les racines Savane contrairement  à celles qui ressemblent à des branches d’arbres tombant dans l’eau, sont rondes, épaisses et présentes de nombreuses cavités. Utilisées seules, elles sont pratiques mais peu esthétiques. Par contre en les combinant nous pouvons aisément créer des formes intéressantes  et construire  notre projet . Leurs cavités  deviennent également de véritables cachettes pour nos protégés.

Pour ce projet nous avons tenu simplement compte des besoins de nos bettas. Les racines se sont révélées très utiles pour eux. En les disposant au premier plan, nous avons créé un véritable paravent, préservant des espaces de grottes et de passages, à l’abri de nos regards, permettant ainsi aux poissons de nager , de se faufiler et de se réfugier dans ces abris sans être vus.

La taille du bac nous autorisant  à générer de véritables zones indépendantes, nous créons ainsi deux territoires distincts séparés par le centre du bac, qui devient  une aire de nage libre. Nos choix de plantes  vont également  au fil des jours, donner plus de  sens à nos choix. Ce sujet sera le propos de notre prochain article.

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Pouvoir rencontrer et parler avec l’auteur, entre autre, d’Ashy Range et de Towering Peak fût pour nous un moment inoubliable. Loin d’être connu par tous, l’auteur de ces aquariums qui furent pour beaucoup des révélations, Chow Waï Sun alias Dave Chow nous a  accordé plus qu’une interview, une véritable rencontre lors de la NA Party, qui nous a vraiment bouleversé et qui a continué par internet.

 

Floraquatic: Monsieur Chow

  tout d’abord bonjour, nous voudrions déjà vous remercier de nous accorder ce long moment et de nous offrir cette opportunité de présenter votre travail et votre vision de l’aquascaping en France. 

 Nous avons eu la chance de nous rencontrer lors de la cérémonie de l’IAPLC 2012, cet échange vraiment sympathique et simple nous a démontré que malgré votre talent et votre reconnaissance dans le monde vous étiez quelques-un de très humble avec une véritable philosophie.  Connu par toute la scène des paysagistes passionnés du monde entier, vos aquariums font l’unanimité, l’importance de la diffusion par internet, votre action avec la CAU et le prestige de l’IAPLC y sont pour beaucoup.

Malgré cela, pour les Français qui ne vous connaissent pas pourriez-vous nous parler un petit peu de vous? 

Floraquatic: Commençons par des questions classiques comme votre âge, votre nationalité et depuis quand pratiquez-vous les paysages aquatiques?

DC: Bonjour, je m’appel Dave Chow et j’ai actuellement 46 ans. Je suis un Chinois qui vit à Hong Kong, je suis designer aquatique de métier et j’ai également une boutique spécialisée à Mongkok à Hong Kong. J’ai commencé l’Aquascaping il y a 11 ans.

Floraquatic:  Vous avez commencé l’aquariophile en maintenant des poissons tropicaux, mais comment êtes-vous devenu un passionné de paysage aquatique et êtes-vous devenu un des leaders mondiaux de ce mouvement?

En 2007 Dave Chow rentre dans l’histoire des paysages aquatiques avec Ashy Range, cet aquarium exemplaire va faire l’unanimité, que ce soit lors de L’IAPLC où de l’AGA.

DC: Comme vous le dites, j’ai débuté en maintenant des poissons tropicaux. Ayant eu une formation de designer en publicité, j’ai dès le départ porté une attention particulière à mes décors. Lorsque j’ai découvert les aquariums plantés dans la rue spécialisée de Hongkong, avec des scènes incroyables de plantes qui bullaient et l’ondulation de l’eau sous la surface, j’ai été immédiatement captivé. Je me suis acheté un livre référence puis j’ai beaucoup questionné un des responsables d’une boutique. , après quelques mois, j’ai commencé tout de suite avec un aquarium d’1m50.

Floraquatic: Vous êtes également reconnu pour tenir une des boutiques les plus célèbres dans le monde de l’aquascaping comment l’avez-vous appelé et pourquoi cela?

DC:  Merci pour ces remarques, le magasin s’appelle Aqua Art en anglais, ce qui signifie que Nous réalisons des aquariums comme un Art! C’est notre philosophie dans le business.

Floraquatic: Combien d’aquariums maintenez -vous là-bas et à quoi servent- ils?

DC: Nous tenons à peu près trente aquariums, la plupart servent pour la vente de plantes aquatiques, certains pour les poissons, et les autres sont des décors que nous vendons déjà réalisés.

Floraquatic:  Est-ce que vous avez le temps de vous occuper d’un aquarium chez vous?

DC: C’est une question qui me fait honte car non je n’ai plus d’aquarium chez moi, je suis tellement pris par mon travail, entre les bacs des clients et la boutique, que je n’ai plus le temps de tenir un aquarium chez moi.

Floraquatic: Combien de temps consacrez-vous à votre projet personnel destiné aux compétitions annuelles?

DC: C’est finalement très peu de temps, je peux lui consacrer deux heures maximum par semaine.

Séquence jardinage aquatique dans sa boutique Aqua Art à Hong Kong

  • Quelques questions techniques:

Floraquatic:  Est-ce que la lumière est un point important pour vous?

 DCC’est un point très important, je le place en premier , c’est le point essentiel à mes yeux. Actuellement je suggère d’utiliser 2 T5 HO 24w pendants 8 heures par jour et une lampe HQI de 150w pendant 2/3 heures par jour pour un aquarium de 60 cm

 Floraquatic:  Est-ce que la filtration est quelque chose important pour vous? Que recommandez-vous comme rapport puissance/taille? Quel type de média de filtration utilisez-vous?

DC: C’est en effet très important je le place en troisième place pour une maintenance réussie. Une pompe capable de faire circuler réellement 4 x le volume d’eau du bac par heure est la garantie du succès. J’utilise principalement des anneaux de céramique et du charbon lors du démarrage.

Floraquatic:  En répondant à nos questions vous nous citez le point le plus important: la lumière, le troisième: la filtration. Mais alors quel est le deuxième point le plus important pour vous?

DC: Pour nous en Asie du sud-est, l’été la température de l’eau peut monter à 33°c très facilement. Ce point est donc un très gros souci pour les aquariums. Nous parvenons à réduire la température avec l’air conditionné pour les petits volumes, mais pour les gros volumes nous utilisons des refroidisseurs.

Floraquatic: quel type de substrat utilisez-vous?

DC: J’ai l’habitude d’utiliser de l’Aquasoil New Amazonia pour tous mes bacs plantés.

Floraquatic:  Vos plantes sont toujours en pleine forme; de par votre expérience et vos observations, que pourriez-vous dire à un débutant?

DC: La période de démarrage et très importante, si vous voulez partir sur de bonnes bases, changez deux fois l’eau par semaine pendant les premiers mois et invitez des Otocinclus macrospilus ainsi que des crevettes Amano ( Multidentata )

Floraquatic:  Quel type de fertilisation préférez vous utiliser, quand et comment commencez-vous?

DC: J’ai pris l’habitude de prendre de l’ADA Step 3, Brighty K et Spécial Light pour mes aquariums. Je commence après un mois de démarrage. et je rajoute les engrais après chaque changement d’eau, aux doses préconisées par le fabricant.

Floraquatic: Les algues semblent absentes de vos aquariums, comment faites vous et si vous en avez quel est votre réaction?

 DCC’est dû à la régularité des changements d’eau, le peu de poissons, et le peu de nourriture. Tous ces paramètres sont un ensemble, le point d’équilibre atteint les algues auront du mal à s’installer…


  • Le décor et le squelette des paysages aquatiques :

Floraquatic:  Vous êtes inspirés par la nature et également il semble que vous soyez un excellent dessinateur. Pouvez-vous nous dire quels sont vos sources d’inspirations et ce que vous recommandez à quelqu’un qui commence?

DC: En effet j’aime dessiner un décor avant de commencer un paysage aquatique. C’est une habitude que j’ai prise depuis que j’ai étudié à l’institut de design car il aide mes idées à prendre forme, avant de devenir réel, un dessin et extrêmement concrétisant. Je conseille également d’ouvrir des livres de paysages, d’observer dans la nature, après cela des paysages aquatiques originaux peuvent être créés.

Floraquatic:  Pouvez-vous partager avec nous un paysage aquatique réalisé d’après un croquis?

DCBien sur ! Comme vous le constatez ci dessous, ce bac Towering Peak est l’aquarium qui a obtenu la médaille de Bronze  lors de l’IAPLC 2009 et finit troisième lors de l’AGA International Aquascaping Contest 2009.

Le croquis du projet

L’aquarium réalisé d’après le croquis

Floraquatic:  À la fin, lorsque les plantes et le paysage sont en place, la dernière et l’unique trace pour partager un aquarium avec le reste du monde c’est la photographie:

la photographie est un must dans notre hobby aujourd’hui, comme un prolongement naturel qui sublime le sentiment qu’un paysage peut apporter et garder une trace. Malheureusement tout le monde n’est pas à l’aise avec un appareil photo… votre ami Gary Wu est un maître. Alors est-ce que vous travaillez avec lui dès que vos nouveaux projets se dessinent où intervient-il uniquement à la fin lors de la prise de vues finale?

DC: Comme vous le dites la photographie est devenue une partie importante dans l’art du paysage aquatique depuis ces dernières années. En ce qui me concerne je passe en effet un coup de fil à mon ami Gary pour lui demander quand est-ce qu’il aura le temps de passer. Après cela je prépare mon aquarium afin qu’il soit prêt à être photographié. Depuis quelque temps d’ailleurs, je travaille avec lui lors de l’élaboration d’un paysage afin de penser en effet à la façon dont on peut créer un décor facile à photographier.

Floraquatic: Combien de temps cela prend pour préparer la photo finale?

DC: Habituellement cela prend à peu près huit jours pour tout organiser et prendre la photographie finale.

  • Concernant votre philosophie: 

Floraquatic:  qu’est-ce qui vous a le plus influencé ?

DC: Je dois dire Monsieur Amano, parce qu’il a été la première personne qui a changé la vision d’un aquarium planté en un paysage aquatique avec un sentiment vraiment naturel.

Floraquatic:  Est-ce que vous pensez que le cinéma, la musique, les livres, l’art en général sont importants pour la créativité?

DC: Cela dépend de chacun d’entre nous. J’aime penser à une nouvelle idée quand mes yeux sont ouverts, cela signifie que j’aime chercher l’inspiration dans mes occupations quotidiennes.

Floraquatic: Lorsque l’on regarde vos aquariums on sent une véritable ligne, on sent le chaos, mais organisé, ce qui est proche de la nature. L’organisation semble si naturelle que la nature pourrait s’inspirer de certains de vos bacs.

Floraquatic: Est-ce que vous avez beaucoup pratiqué avant d’obtenir ce rendu?

DC: Je n’ai jamais pratiqué, je pense que toutes les choses naturelles du monde ne sont pas en compétition mais s’équilibre d’elle-même. C’est en la nature que je crois.

Les paysages aquatiques peuvent apparaître au premier regard comme une pratique solitaire mais en fait l’esprit de communauté est très important. Par le partage et les échanges la qualité des projets augmente sans cesse. La CAU ( Creativ Aquascape Union) a été un des groupes les plus influents dans le monde pour l’aquascaping. Il y a quelques mois vous avez annoncé la fin d’une étape juste après la publication de votre livre collectif  » A piece of living Art » , livre préfacé par Takashi Amano. Cela ressemble à un véritable hommage aux travaux que vous avez réalisés ensemble.

Floraquatic:  Que diriez-vous à un jeune aquascaper qui veut travailler en groupe?

DC: La CAU n’est pas terminée, elle va ressurgir avec un nouveau projet, un nouvel épisode. Certains d’entre nous sont si occupés par leur propre business, qu’ils doivent nous quitter, mais les membres fondateurs que sommes Gary Wu et moi-même sommes toujours là, certains vont donc partir, d’autres vont nous rejoindre. Dans un futur proche vous verrez notre nouveau visage. la Creative Aquascape Union agit comme une plateforme pour discuter et aider chacun des membres à progresser. Le fait d’être également entre amis de s’encourager dans nos projets liés à l’aquascaping. Je pense que les plus jeunes devraient se regrouper entre amis, cet esprit étant la chose la plus importante, beaucoup plus que l’esprit de compétition.

  • Pour terminer:

Floraquatic:  Auriez-vous une chose spécifique à dire à un débutant, ou bien même à un paysagiste confirmé qui aurait soif d’apprendre?

 DCJe dirais  » aussi grande est votre idée, alors aussi grand sera votre univers » 

Floraquatic: Un grand merci de nous avoir accordé autant de votre temps !

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Notre présence lors de la cérémonie de L’IAPLC 2012 nous a avant tout chose permis de passer du virtuel au réel. Mettre des visages, rencontrer et parfois pouvoir discuter avec les plus talentueux des paysagistes aquatiques. Jianfeng Zhang, le grand gagnant de cette année est une des personnes que nous avons pu croiser. Personnage timide, sympatique et généreux , Jianfeng nous a donc accordé un interview et confié quelques-uns de ses secrets ….

M. Jianfeng Zhang, tout d’abord, je voudrais vous remercier de nous donner l’occasion de présenter votre travail et votre vision aux  aquascapers francophones.

Pour commencer, alors que  beaucoup de monde découvre actuellement votre travail grâce à votre première place lors de l’IAPLC 2012 et également de l’AGA Aquascaping Contest que vous venez également de gagner.

Floraquatic : Pouvez-vous nous parler un peu de vous, votre âge, où vivez-vous, votre travail est-il en relation avec votre passion et depuis combien de temps êtes-vous paysagiste aquatique ?

JZ : J’ai 29 ans, je vis à Macao, en Chine. Je viens d’ouvrir un magasin d’aquarium et donc j’ai la chance de travailler dans un domaine qui est également ma passion. J’ai commencé la réalisation des paysages aquatiques il y a 6 ans.

Floraquatic : Avez-vous une pièce dédiée chez vous, combien d’aquariums avez-vous et ont-ils une utilisation spécifique?
JZ : Oui, j’ai effectivement deux aquariums chez moi. Un, est destiné à mon paysage aquatique et l’autre à la maintenance de plantes.

Floraquatic : Combien de temps consacrez-vous par jour à vos projets personnels?
JZ : A peu après 1 heure quotidiennement.

 

AMAZONE a fait l’unanimité dans tout le monde aquariophile et celui de l’aquascaping.

Avec un tel travail de perfection et de rendu, vous brisez ainsi la frontière qui existe entre les adeptes du paysage terrestre et ceux qui ne jurent que par les paysages purement aquatiques, ce qui signifie beaucoup.

 

Floraquatic : Avez-vous eu cette idée en recoupant des matériaux, tels que les racines que vous aviez sous la main, ou bien avez-vous d’abord eu l’idée du décor puis avez-vous cherchez les éléments pour le constituer?
JZ : L’idée est venue avant, en découvrant un paysage dans un livre de Takashi Amano  The Last Amazon.


Maintenant votre travail est connu dans le monde entier. La composition générale est juste incroyable , puis viennent les plantes, les poissons et à la fin les détails nombreux . Tout ceci ne faisant qu’un. Au milieu des 200 aquariums qui furent présentés, lors du vote des participants, votre aquarium est celui qui est sorti du lot de façon assez radical, cette avance ne l’a plus quitté. D’une vignette sur un écran, à une photographie géante projetée sur un grand écran votre aquarium a fait l’unanimité.  Ce qui est finalement assez rare dans un monde où la subjectivité artistique compte beaucoup.

En règle générale le hardscape est le squelette des aquariums plantés.


Floraquatic : Voudriez-vous partager avec nous des images des différentes étapes qui ont constitué l’élaboration d’Amazon?
JZ : Voici la première, la disposition des racines qui vont devenir les supports principaux du décor Amazon.

Floraquatic : Après la première plantation faites-vous beaucoup de changements?
JZ :  Les seules modifications que j’ai effectuées ont eu lieu au niveau du chemin, le reste de l’aquarium est resté le même.

Floraquatic Les détails sont particuliers dans votre création, quand commencez-vous à les travailler, depuis le début ou quand la disposition globale est faite ?

JZ : Tout d’abord je travaille sur la composition dans son ensemble puis une fois celle-ci réalisée je commence à m’attarder sur les détails au fur et à mesure. Cette partie du travail est omniprésente jusqu’à la prise de vues finales. Mais il est important de dire que la structure principale du paysage a été achevé 2 semaines après la configuration initiale.

Floraquatic : L’utilisation de Riccardia chamerdryfolia est juste étonnante; avez-vous une technique particulière pour son entretien ?

JZ : J’ai en effet utilisé de la Riccardia chamerdryfolia qui pousse très lentement et exige une eau d’une qualité irréprochable. Comme elle pousse doucement aucune taille n’a été nécessaire du lancement de l’aquarium à la prise de vue finale. J’utilise de l’engrais liquide ADA special Shade et j’effectue des changements d’eau très réguliers

Floraquatic : Les algues semblent être absentes de votre aquarium, les mousses sont spécifiquement sensibles aux algues, comment vous débrouillez-vous quand vous en voyez apparaîtres ?
JZ : Le seul secret est de remplacer de l’eau 2 fois par semaine pour garder les algues, loin…


Floraquatic : Quelques questions techniques, avez-vous quelques produits spécifiques où des outils qui ont changé la maintenance de votre aquarium ?
JZ : J’utilise quatre filtres puissants pour maintenir l’équilibre.

Floraquatic – La filtration est donc importante pour l’écosystème, comment la considérez-vous ?
JZ : Comme la partie la plus importante.

Floraquatic : Quel genre de la fertilisation préférez-vous ?
JZ : La fertilisation liquide a ma faveur.

Floraquatic – La photographie de votre aquarium est simplement sublime, le prolongement naturel de ce travail et la trace qui restera de ce paysage unique. Combien de jours avez vous consacré pour préparer « la dernière » photographie ?
JZ :  J’ai pris autour d’une semaine pour préparer et prendre l’image du concours.

Floraquatic : Quant à votre philosophie:
Quand nous regardons vos aquariums, nous pouvons sentir une ligne réelle, de la composition, aux détails, tous semblent être naturellement ici, à sa place même si nous sentons le chaos de la vie, l’organisation semble être si naturelle, probablement la nature elle-même pourrait être inspirée par votre propre art.
Avez-vous pratiqué beaucoup avant la réalisation de cet effet naturel ?
JZ : Le paysage repose sur l’impression des arbres, pour avoir l’air naturel j’ai donc travaillé l’effet « parapluie » de la Riccardia.

Floraquatic : Combien de temps vous a-t-il fallu pour monter le hardscape ?
JZ : Cela  m’a seulement pris 2 heures  environ.

Floraquatic : L’Aquascaping peut  apparaître au premier coup d’œil comme un passe-temps solitaire mais en fait l’esprit communautaire est important. En partageant et échangeant le  niveau progresse, avez-vous travaillé seul, avez-vous des amis que vous rencontrez ou échangez-vous par Internet ?
JZ : J’échange en permanence avec mes amis, les idées, la conception, toutes les étapes et je tiens vraiment compte de leurs remarques et de leurs recommandations. En procédant ainsi je ne travaille pas seul.

Floraquatic : Pour finir, que diriez-vous à jeune aquascaper qui rêve devant votre aquarium ?
JZ : Si un jeune squascaper veut concevoir un paysage pour la compétition, alors il doit respecter les rêgles du concours et les attentes des juges, mais si il veut le faire uniquement pour son plaisir alors il n’y a aucune rêgle à respecter que celle de se faire plaisir !

Floraquatic : Merci beaucoup

Amazon – 1st IAPLC 2012 / 1st AGA Aquascaping Contest 2012 120 X 50 X 50

Siam, terme bien connu des aquariophiles, vient du sanskrit :श्याम śyāma  et signifie « sombre », en référence à la couleur de la peau de ses habitants. Ce terme est utilisé aujourd’hui pour nommer certains poissons provenant de la Thaïlande, anciennement appelé Le Royaume du Siam. 

Réaliser des bacs paysagés pour maintenir dans les meilleures conditions possibles et tenter de reproduire par la suite, des poissons extraordinaires et endémiques: les Bettas de souche sauvage est un challenge que nous avions en tête avant même de commencer à peindre les murs de l’atelier. Ces bettas qui fascinent tant d’amateurs et d’éleveurs passionnés…

Ils vont enfin pouvoir être photographiés et filmés autrement. Le décor va être constitué avec les racines qui ont servi à La Petite Rivière, ainsi il est simple de recréer un véritable bout de nature, pour le plus grand plaisir des habitants de ce type de bac et pour nous également.

Avant de lancer nos séries de maintenance de betta de selection  dans des Nano-aquariums  qui essaieront d’égaler la beauté de leur habitants solitaires.   Nous commencons tout d’abord avec un aquarium minimaliste et simple à mettre en oeuvre. Un bac intermédiaire, qui va tenter d’être au plus proche d’un biotope afin peut être, si nous y arrivons, pouvoir filmer et partager avec vous un type de maintenance de poisson sauvage dans un aquarium à l’esthétique  sauvage, obscure…et si possible pouvoir observer leur reproduction.  

Un vrai bout de rivière , un morceau de nature imaginaire, la jungle du  Siam dans votre salon, c’est possible. C’est pour cela que nous décidons de lancer ce projet dès le printemps et que nous allons essayer de suivre les saisons …

Pour le lancement nous rajoutons dans l’eau de la Vesicularia dubyana (mousse de Java) ainsi que de la Bolbitis heudelotii sur racine. Nous rajouterons plus tard des Cryptocorynes. Nous allons essayer de recréer une géographie et des paramètres assez proches de la nature. La plupart des bettas vivent dans des eaux dites noires, avec une acidité extrême et dans la pénombre. Pour cela certaines plantes , qui peuvent se passer de substrat, commes Hygrophila pinnatifida et Hydrocotyle leucocephala vont être disposées à la surface de l’eau, bloquées par les racines, elles vont ainsi permettre de rassurer les poissons. Comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus, le niveau d’eau va rester assez bas, les racines, feuilles et Limnobium laevigatum devront être omniprésente pour que les bettas ne sautent pas en dehors de l’aquarium, en cela nous ne commencerons certainement pas avec les bettas les plus agiles. Si les poissons ne sont pas encore dans l’aquarium, nous commençons toutefois à regarder quel type de sauvage pourrait convenir. L’Ile de Koh Samui a retenu notre attention…

Voici donc la réalisation, étape par étape de ce premier bac on ne peut plus minimaliste et simple à mettre en place. Les éléments sont pensés pour que les animaux soient au mieux dans l’aquarium. Le sol, un aquasoil New Amazonia, va aider à stabiliser les paramètres, de plus par sa couleur sombre il va mettre les poissons en confiance. Quatre racines Red Moor Roots feront le décor et fourniront la géographie nécessaire pour créer les zones de cachette, de repos visuel et de cachette naturelle pour les poissons, sans cela cette maintenance serait impossible. Pour la lumière nous allons utiliser la rampe qui est à l’atelier, mais pour ce type de projet, n’importe quel spot  fera parfaitement l’affaire. Pour la filtration nous utilisons un de nos filtres Fluval, extrêmement fiable et pratique qui a un grand volume de filtration mais nous allons brider le flux avec une mousse au niveau de la canne d’aspiration et nous allons également diriger et brider le rejet sur une racine afin de ne pas créer de remous dans le bac. Un bon volume de filtration mais avec un débit rédutest ce qu’il y a de mieux.

 

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