Nos pas sont silencieux, amortis par la souplesse du sol. La terre apparente est noireCette tourbière a demandé entre 1000 et 7000 ans pour devenir ce sol précieuxqui permet à 250 espèces de  végétaux caractéristiques des zones humides, dont 50 sont protégées, decontinuer à se développer. Ici l’homme à tracé certains canaux, contournant la nature sauvage et  posant les limites de ce jardin naturel. Ce marais fait prendre conscience de l’espace et de la fragilité de la vie.

La richesse de cette diversiténous fait prendre conscience de l’ordre établi ici, dans un système où chaque être et chaque comportement répond à une logique biologique. Cette découverte ouvre des portesà notre créativité de jardiniers aquatiques. Un dialogue peut s’instaurer, nous faisant renoncer à la mise en forme architecturale de nos aquariums au profit d’une intervention naturelle des plantes. Seules nos limites, nos chemins, nos dénivelés peuvent dès lors signifier notre intervention.

 

 

Les canaux, accessibles à pied où à cheval, permettent de découvrir un  lieu magique, libre et sauvage, un paysage heureux où l’homme semble ne pas s’interposer dans le rapport naturel des échanges entre les végétaux et les animaux.

A cet endroit des centaines d’oiseaux piaillent au dessus de nos têtesplus de cinquante quatre espèces sont présentent dans le marais. Véritable réserve sauvage et il est source de beaux moments de bonheur pour les photographes.

Les formes arrondies de la végétation nous plongent dans un rêve étrange, ce paysage qui parait si fragile, si sauvage, est un appel à la contemplation. 

Les cris des oiseaux nous faisant comprendre que ce lieu est leur domaine, nous décidons de ne pas nous enfoncer plus profondément dans le marais . Nous nous éloignons en longeant  les bords d’un des nombreux canaux.

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